
Alors que les habitants de l’Est de la République Démocratique du Congo traversent une période de crise marquée par la guerre, la pauvreté et l’insécurité, la santé mentale devient un enjeu vital. Madame Lumière Singay, Présidente provinciale de l’Association Stop au Suicide, appelle chacun à mobiliser ses ressources internes et à prendre soin de son bien-être psychologique.
Dans un contexte de détresse collective, où les difficultés économiques et sociales s’accumulent, la santé mentale demeure souvent reléguée au second plan. Pourtant, selon Madame Lumière Singay, il est essentiel d’apprendre à « exposer ses problèmes aux proches ou à un expert en santé mentale » plutôt que de les garder pour soi. Pour elle, parler, c’est déjà commencer à guérir.
Elle rappelle que le mois de septembre est consacré à la prévention du suicide, tandis que le mois d’octobre met l’accent sur la prévention de la santé mentale. Deux périodes importantes pour rappeler à la population qu’« il faut prendre soin de soi tout au long de la vie », souligne-t-elle. Faire des thérapies, pratiquer une activité sportive, développer sa créativité et cultiver la gratitude sont, selon elle, les piliers d’un équilibre intérieur durable.
«Nous insistons pour clôturer ce mois d’octobre sur l’importance d’une santé mentale positive, car elle représente un état de bien-être intérieur qui permet à l’individu de se sentir en harmonie avec lui-même », affirme la présidente de l’association. Elle ajoute que dans un environnement où les mots « stress » et « manque d’argent » reviennent sans cesse, il faut apprendre à transformer la menace en opportunité.
Face à la guerre et aux tensions qui secouent la région, Lumière Singay invite chacun à retrouver des moments de joie simples : prier, rire avec les autres, marcher ou courir en groupe. Elle insiste aussi sur l’importance des activités physiques et de détente comme le sport ou le sauna qui aident à relâcher la pression et à libérer l’esprit.
Enfin, elle met en garde contre le suicide, qu’elle qualifie d’« acte grave » parce qu’il met fin à une vie qui aurait pu être sauvée par l’écoute, l’accompagnement et l’amour. Contrairement à la toxicomanie, dit-elle, « le suicide est une rupture définitive avec la vie ». D’où l’importance, plus que jamais, de promouvoir une culture du dialogue et de la résilience pour que la lumière triomphe sur le désespoir.
La Rédaction/Elite-news.net