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FINANCES : la BCC reconnais qu'il y'aura baisse des recettes de l'État, suite de sa politique monétaire sur la dépréciations des francs congolais aux dollars américains

By Rédaction : le 03 Nov 2025 | 17:46

FINANCES : la BCC reconnais qu'il y'aura baisse des recettes de l'État, suite de sa politique monétaire sur la dépréciations des francs congolais aux dollars américains

cuivre, le professeur Mpoy rappelle que cette volatilité a déjà piégé le pays : « En mai 2024, la tonne se négociait à 10.800 dollars, mais nos recettes n’ont pas dépassé 9 milliards. L’émotion ne peut se substituer à la raison. », a-t-il rappelé. 

Une politique monétaire sans coordination budgétaire de la part de Wameso

Ce débat met en lumière un problème plus profond : l’absence de coordination entre la politique monétaire et la politique budgétaire. En forçant l’appréciation du franc sans simulation préalable, la BCC a fragilisé le cadrage macroéconomique du budget 2025, a indiqué le professeur en Economie Godé Mpoy, d’autant plus que les recettes fiscales sont calculées sur base du taux de change. De ce fait, toute baisse rapide du dollar réduit mécaniquement les montants collectés par les régies financières.

Les conséquences sont prévisibles : ralentissement des rentrées fiscales, difficultés de paiement des salaires publics et tensions dans les provinces, où les régies locales dépendront elles aussi de taux de change désormais défavorables.

Face aux critiques, André Wameso s’est voulu rassurant, garantissant « la pérennité » de ses mesures et affirmant « la revalorisation de la monnaie locale ». Un optimisme jugé déconnecté par certains analystes, qui estiment que cette politique d’« appréciation forcée » profite davantage à une minorité d’importateurs et aux détenteurs de francs, tout en étranglant les exportateurs et les opérateurs tournés vers le marché du dollar.

Un virage risqué pour la stabilité économique

La BCC semble s’être engagée dans une stratégie monétaire aux effets incertains, privilégiant l’affichage d’un franc fort au détriment d’une vision de long terme. L’audition du gouverneur aura confirmé ce que beaucoup redoutaient : derrière le vernis d’une monnaie « stabilisée » se cache une économie exposée à des déséquilibres budgétaires et sociaux majeurs.

À moins d’une réorientation rapide et concertée entre la BCC et le ministère des Finances, la République démocratique du Congo risque de payer cher cette appréciation « fortuite », symbole d’une politique monétaire qui confond volontarisme et improvisation.

Scarpe Mbuyamba Espérant/Elite-news Kinshasa

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