
Selon les dernières projections d’UBS, le prix du cuivre pourrait atteindre 13.000 dollars la tonne d’ici décembre 2026, portée par un choc simultané : des perturbations minières persistantes et une demande explosive liée à la transition énergétique mondiale.
Le graphique publié par Mining Visuals illustre une trajectoire clairement ascendante : 11.500 USD en mars 2026, 12.000 USD en juin, 12.500 USD en septembre, pour culminer à 13.000 USD en fin d’année. Une progression soutenue qui traduit la tension croissante entre l’offre et les besoins massifs des réseaux électriques, des énergies renouvelables et de la mobilité électrique.
Sous la courbe, la frise visuelle rappelle les moteurs de cette poussée : mines sous pression, infrastructures électriques à moderniser, montée des éoliennes et panneaux solaires, et surtout l’essor des voitures électriques, toutes dépendantes du cuivre, devenu métal-pivot de la décarbonation mondiale.
Ces prévisions renforcent une réalité déjà perceptible : le marché entre dans une phase où chaque tonne compte, et où les pays producteurs jouent un rôle stratégique dans l’équilibre global.
Une occasion déterminante pour la RDC, si gouvernance et traçabilité suivent
Pour la République Démocratique du Congo, acteur central du cuivre mondial, cette dynamique ouvre une fenêtre rare.
La hausse attendue des prix offre au pays l’opportunité de mieux valoriser sa production, d’attirer des investissements de plus long terme et de soutenir l’émergence d’une filière plus intégrée. Mais la vraie marge de progression ne repose plus uniquement sur les volumes extraits.
Les spécialistes du marché africain convergent : la compétitivité de demain dépendra de la capacité de la RDC à renforcer la traçabilité, la transparence et la gouvernance de son secteur minier
Espérant Scarpe Mbuyamba