
La Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, a clôturé ce jeudi 27 novembre un atelier consacré à l’évaluation de la mise en œuvre des recommandations issues des différents forums dédiés à la diaspora congolaise. Dans son allocution, elle a insisté sur l’importance stratégique de la nomination d’un Ministre délégué chargé de la Diaspora au sein du gouvernement Suminwa 2, en République démocratique du Congo.
Selon Suminwa, cette nomination témoigne de la volonté du Chef de l’État d’accélérer la concrétisation des engagements pris et de renforcer un dialogue permanent, structuré et efficace entre la RDC et ses ressortissants vivant à l’étranger.
« Dans le contexte actuel, marqué par l’agression imposée à notre pays par le Rwanda sous couvert du mouvement terroriste AFC/M23, il est essentiel de rappeler le rôle diplomatique et communicationnel majeur de notre diaspora. Notre ambition est d’améliorer l’efficacité de la politique nationale envers les Congolais établis à l’étranger. Le gouvernement considère la diaspora comme un véritable partenaire de développement, un moteur d’innovation et un ambassadeur culturel à part entière », a déclaré la Première Ministre.
Elle a également salué le rôle central de la diaspora, décrite comme une « force vive, un levier stratégique, un acteur économique majeur et un réservoir de compétences ». Elle s’est dite convaincue que les travaux de l’atelier contribueront à accélérer l’implication de la diaspora dans la transformation du pays.
Le Ministre délégué auprès du Ministère des Affaires étrangères, Crispin Mbadu, a pour sa part présenté les conclusions principales de l’évaluation. Il a indiqué que plus de cinquante recommandations émises entre 2008 et 2021 avaient été recensées grâce à une première cartographie.
« L’analyse approfondie a porté sur six recommandations prioritaires, essentielles pour l’élaboration d’une véritable politique nationale de la diaspora. Nous devons changer d’approche. Le temps n’est plus aux déclarations d’intention, mais à l’exécution méthodique. Notre crédibilité en dépend », a-t-il affirmé.
Le rapport final révèle un taux global de mise en œuvre d’environ 10 %, un chiffre jugé préoccupant au regard du rôle attendu de la diaspora dans le développement national.
Le gouvernement congolais appelle désormais à une application rigoureuse de la nouvelle « boussole opérationnelle » définie pour les six à douze prochains mois, afin de bâtir une relation État-Diaspora renouvelée, dynamique et mutuellement bénéfique, conformément à la vision du Chef de l’État.
Georges Kadinga/Kinshasa