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Énergie

RDC : le gouvernement mobilise 2,8 milliards pour la construction de la centrale hydroélectrique de Kinsuka

By Rédaction : le 07 Feb 2026 | 15:52

RDC : le gouvernement  mobilise 2,8 milliards pour la construction de la centrale hydroélectrique de Kinsuka

Le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Molendo Sakombi a dévoilé les ambitions du projet de la centrale hydroélectrique de Kinsuka comme levier pour réduire le déficit énergétique à Kinshasa et garantir une électricité stable pour les ménages, les services publics et les entreprises.

Estimé à 2,8 milliards USD, ce projet, développé par la joint-venture Kinsuka Power, se veut un tournant pour l’approvisionnement énergétique de la capitale congolaise.

La joint-venture Kinsuka Power qui associe Great Lake Energy et le groupe Forrest à travers sa filiale Congo Energy, prévoit une production annuelle moyenne de 7450 gigawattheures. Eco24.cd

Le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Molendo Sakombi a dévoilé les ambitions du projet de la centrale hydroélectrique de Kinsuka comme levier pour réduire le déficit énergétique à Kinshasa et garantir une électricité stable pour les ménages, les services publics et les entreprises.

Estimé à 2,8 milliards USD, ce projet, développé par la joint-venture Kinsuka Power, se veut un tournant pour l’approvisionnement énergétique de la capitale congolaise.

La joint-venture Kinsuka Power qui associe Great Lake Energy et le groupe Forrest à travers sa filiale Congo Energy, prévoit une production annuelle moyenne de 7450 gigawattheures. 

Lors de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres qui s’est tenue le 6 février, le ministre Molendo a précisé que l’ensemble des étapes administratives nécessaires à la mise en œuvre de ce projet ont déjà été franchies, avec un délai de réalisation projeté de cinq ans.

Ce projet s’inscrit dans une stratégie globale visant à mobiliser des financements et à introduire des réformes nécessaires pour garantir la sécurité énergétique du pays.

« Il faut développer le site hydroélectrique de Pioka-Tombe! »

En janvier 2026, le ministre de l’Électricité a évoqué un projet similaire pour le développement du site hydroélectrique de Pioka-Tombe disposant d’un potentiel minimal estimé à 6.450 MW. 

Selon lui, sa mise en valeur permettrait non seulement d’optimiser la gestion hydraulique du fleuve Congo en amont d’Inga et de sécuriser, à terme, la cote d’exploitation du complexe, mais également de répondre à des besoins énergétiques à plus court et moyen terme, avec des délais de réalisation nettement inférieurs à ceux de Grand Inga. 

Pour étayer cette hypothèse, Molendo a expliqué que le développement des aménagements de Pioka-Tombe répond à plusieurs enjeux pour la RDC notamment : 

la sécurisation durable de l’approvisionnement électrique de Kinshasa, dont le déficit structurel dépasse actuellement 1.000 MW et continuera de croître ; 

le soutien à l’industrialisation nationale, notamment dans le Kongo Central et les pôles industriels connectés au réseau Inga ; 

l’optimisation du schéma global de développement du fleuve Congo, en préparant techniquement et stratégiquement le déploiement de Grand Inga;

le positionnement de la RDC comme pilier énergétique régional, capable de répondre à la demande nationale et aux opportunités d’exportation à moyen et long terme. 

L’approche progressive et structurée pour la concrétisation de ce projet hydroélectrique prévoit des actions telles que la récupération des études existantes, l’organisation de la campagne de mesures topographiques et la réalisation des études de préfaisabilité ; la réalisation des études de faisabilité et d’avant-projet détaillé ; ainsi que la structuration du cadre de mise en œuvre et de financement. 

Dans ce contexte, il a a sollicité l’accompagnement du Gouvernement pour l’approbation du principe du développement de ce projet hydroélectrique et les habilitations nécessaires pour notamment le recrutement d’une firme chargée de l’actualisation des études de faisabilité de l’aménagement de Pioka-Tombe et la mobilisation des ressources financières nécessaires au financement des études, à la structuration et à la mobilisation des financements publics et privés.

L’urgence de réhabiliter 17 centrales hydroélectriques abandonnées!

Parallèlement, il a plaidé pour la réhabilitation des centrales hydroélectriques privées abandonnées ou en faillite et à l’extension de leur desserte aux populations locales. Il s’agit de 17 centrales hydroélectriques privées dans sept provinces, constituant un patrimoine énergétique stratégique à ce jour inexploité. 

« Leur réhabilitation représente ainsi une opportunité stratégique pour renforcer la sécurité énergétique des zones minières, améliorer l’accès à l’électricité des populations locales, valoriser les actifs publics existants et réduire la dépendance aux énergies fossiles », a-t-il souligné.

Pour y parvenir, le modèle économique envisagé est le recours au secteur privé par le biais des partenariats à mettre en place suivant les dispositions réglementaires en vigueur, notamment la conclusion des contrats IPP (Independent Power Producer) où l’investisseur privé investit, réhabilite et exploite les installations pour vendre l’électricité produite à un « Off-taker », Opérateur public ou privé, disposant d’un réseau de distribution, dans le cadre d’un Contrat d’Achat d’Électricité. 

L’ensemble de ces projets s’inscrit dans le cadre du Compact Énergie RDC, qui vise à atteindre 62% d’accès à l’électricité d’ici 2030. 

Dans son discours sur l’état de la Nation devant le Congrès, le président Félix Tshisekedi a réaffirmé l’engagement du gouvernement dans l’électrification nationale, tout en soulignant les progrès réalisés.  

De son avis, à son accession au pouvoir en 019, seulement 9% de la population avait accès à l’énergie électrique tandis que ce taux a atteint 21,5% en 2025.

« En 2025, ce taux s’établit à 21,5%, signe d’une accélération sans précédent de l’électrification nationale; soit la progression la plus rapide de notre histoire. Ce bond s’inscrit dans le cadre du Compact énergétique, colonne vertébrale de la Mission 300: pour la première fois, notre pays dispose d’un cadre unique qui ordonne investissements et réformes afin de porter l’accès à 62% d’ici 2030, d’accélérer la cuisson propre et de mobiliser, à l’échelle requise, les financements publics et privés », a déclaré le président dans son discours de décembre 2025.

La Rédaction 

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