
La République démocratique du Congo (RDC) a annoncé avoir accepté le principe d’un cessez-le-feu, dans le cadre du mécanisme de surveillance et de vérification signé le 14 octobre 2025 à Doha.
Cette décision intervient à la suite de l’initiative portée par le président angolais João Manuel Gonçalves Lourenço, dont le gouvernement de la RDC salue les efforts constants en faveur d’un retour durable à la paix dans la région des Grands Lacs.
Dans un communiqué officiel publié ce 13 février par la Présidence de la RDC, les autorités précisent que le Chef de l’État Félix Tshisekedi a accepté ce principe « dans un esprit de responsabilité, d’apaisement et de recherche d’une solution pacifique au conflit ». La démarche s’inscrit dans une dynamique diplomatique visant à stabiliser durablement l’est du pays, tout en maintenant les lignes rouges relatives à la souveraineté nationale.
Le cessez-le-feu s’inscrit dans le cadre du mécanisme conclu à Doha le 14 octobre 2025. Ce dispositif prévoit une cessation effective, contrôlée et durable des hostilités à travers un système structuré de suivi et de traitement des incidents.
Il implique un gel strict et immédiat des positions, l’arrêt de tout renforcement militaire, la cessation de toute rotation ou approvisionnement offensif, ainsi que l’interdiction de toute tentative de modification du statu quo sur le terrain.
Le texte prévoit également la fin de tout appui extérieur aux groupes armés opérant sur le territoire national, la protection effective des populations civiles et le respect du droit international humanitaire.
Kinshasa rappelle qu’aucune consolidation unilatérale des positions militaires ne saurait être tolérée durant cette période. Toute action visant à altérer l’équilibre sur le terrain, prévient le communiqué, compromettrait la crédibilité du processus et en affaiblirait les perspectives.
En acceptant ce principe, la RDC affirme sa volonté de privilégier une issue politique à la crise, sans renoncer aux exigences liées à son intégrité territoriale et à la sécurité de ses citoyens. Les autorités congolaises réitèrent leur engagement en faveur d’un retour durable à la paix, dans le strict respect de la souveraineté nationale.
Cette séquence diplomatique ouvre une nouvelle phase pour la région des Grands Lacs, où la consolidation d’un cessez-le-feu effectif constituera un test déterminant pour la solidité des engagements pris par les parties concernées.
Espérant Mbuyamba (ÉLITE-NEWS)