
Le dossier du médecin poursuivi pour des faits présumés de maltraitance à Kinkole, dans l’est de Kinshasa, a connu un nouveau rebondissement judiciaire avec le renvoi de l’affaire au 1er avril, à l’issue de la deuxième audience devant le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Kinkole.
Décidée en accord avec les parties, cette mesure est perçue comme une étape stratégique à la veille des plaidoiries, attendues lors de la prochaine audience. Elle intervient après une série d’auditions jugées déterminantes pour l’établissement des faits.
À la barre, plusieurs praticiens ont été entendus afin d’éclairer la juridiction sur les pratiques médicales mises en cause. Leurs dépositions ont été complétées par celles d’une patiente ainsi que de la grand-mère de la victime, dont les témoignages, chargés d’émotion, ont contribué à souligner la gravité des accusations.
Au centre de l’affaire, la victime présumée, identifiée comme Dorcas Soraya Mulema, n’a pas encore comparu. Sa présence à l’audience du 1er avril est vivement attendue, les observateurs estimant qu’elle pourrait constituer un moment clé dans la manifestation de la vérité. Selon des sources proches du dossier, son état de santé fait l’objet d’un suivi médical continu dans une structure hospitalière de la capitale.
Le ministère public a soutenu le renvoi, invoquant la nécessité d’un examen approfondi du dossier, notamment au regard du statut du prévenu, le docteur David Balanganayi, présenté comme médecin de l’État. Cet élément confère à la procédure une portée institutionnelle, au-delà du seul cadre judiciaire.
Fait notable, tant l’accusation que la défense ont marqué leur accord sur ce report, traduisant une volonté commune de préparer avec rigueur la phase des plaidoiries, considérée comme décisive dans l’issue du procès.
Dans une métropole où les questions d’éthique médicale et de protection des patients suscitent une attention croissante, cette affaire est suivie de près par l’opinion publique. L’audience du 1er avril pourrait ainsi marquer un tournant, à mesure que la justice congolaise est attendue sur sa capacité à établir les faits et à statuer en toute impartialité.
En toile de fond, le dossier met en lumière des enjeux sensibles mêlant responsabilité professionnelle, respect de la dignité humaine et exigence de vérité judiciaire.
Par Exauce lopembe/Kinshasa