La République démocratique du Congo est en deuil après l’annonce du décès de Bobi La Dawa, ancienne Première dame et veuve du maréchal Mobutu Sese Seko. Elle s’est éteinte à l’âge de 80 ans, une semaine seulement après avoir célébré son anniversaire dans une atmosphère empreinte de souvenirs et de discrétion familiale.
Figure emblématique de l’ère mobutiste, Bobi La Dawa aura traversé plusieurs décennies de l’histoire politique congolaise, incarnant pendant de longues années l’image protocolaire et mondaine du pouvoir zaïrois. Son décès marque la disparition d’un des derniers symboles vivants d’une époque qui a profondément façonné l’histoire contemporaine du pays.
Durant les années de règne du maréchal Mobutu Sese Seko, Bobi La Dawa occupait une place discrète mais influente dans l’entourage présidentiel. Présente lors des grandes cérémonies officielles et des rendez-vous diplomatiques majeurs, elle accompagnait le chef de l’État dans un contexte où le Zaïre cherchait à asseoir son image sur la scène africaine et internationale.
Après la chute du régime de Mobutu en 1997, elle s’était progressivement éloignée de la vie publique, vivant loin de l’agitation politique qui a marqué les années post-transition. Malgré cette discrétion, son nom demeurait associé à une période charnière de l’histoire congolaise, entre centralisation du pouvoir, rayonnement diplomatique et turbulences politiques.
L’annonce de sa disparition a suscité de nombreuses réactions au sein de la classe politique, d’anciens proches du régime mobutiste ainsi que dans plusieurs cercles sociaux congolais. Plusieurs observateurs évoquent la disparition d’une personnalité qui, au-delà des controverses liées à l’époque Mobutu, aura été témoin privilégié de l’évolution politique du Congo pendant plus de trois décennies.
Pour de nombreux Congolais, le décès de Bobi La Dawa ravive également les souvenirs d’une époque marquée par le Zaïre, ses symboles, ses codes politiques et son influence régionale sous le règne du maréchal Mobutu Sese Seko.
Les circonstances exactes de son décès n’ont pas encore été officiellement détaillées par la famille. Des informations relatives aux obsèques et aux hommages officiels pourraient être communiquées dans les prochains jours.
Avec la disparition de Bobi La Dawa, c’est une page supplémentaire de l’histoire politique du Congo qui se referme.
Par Déogratias Makwala Mulefu
