Une vive tension secoue depuis plusieurs mois le Comité National de Protection contre les Rayonnements Ionisants (CNPRI), un établissement public de recherche placé sous la tutelle du ministère de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, Recherche Scientifique et Innovation Technologique. Au cœur de la crise : la contestation du banc syndical actuel par une large majorité des agents et cadres de l’institution.
Selon des informations recueillies auprès de plusieurs sources internes, le syndicat actuellement en fonction, installé depuis 2012, est accusé de ne plus répondre aux attentes du personnel.
Des agents dénoncent notamment une gestion jugée opaque « inefficace », un manque de représentativité ainsi qu’une absence d’initiatives face aux difficultés professionnelles et sociales rencontrées au sein de l’établissement.
Dans un mémorandum signé par plus de 90 % des agents et cadres, les contestataires exigent l’organisation, dans les plus brefs délais, des élections syndicales qu’ils considèrent comme indispensables au rétablissement d’un climat social apaisé.
Ce document, consulté par la rédaction de l'ELITE-NEWS.NET ,met également en cause certains responsables syndicaux, parmi lesquels M. Mukendi, accusés d’avoir dépassé la durée de leur mandat et de ne plus défendre efficacement les intérêts collectifs des travailleurs.
« Les préoccupations des agents ne sont plus prises en compte. Il devient urgent de redonner la parole à la base à travers un processus démocratique et transparent », confie une source proche du dossier sous couvert d’anonymat.
Cette situation alimente un profond malaise au sein de cette structure scientifique dirigée par le Professeur Ordinaire Florimond Nyamok Kabanda. Plusieurs agents craignent que la persistance de cette crise n’affecte davantage le fonctionnement administratif et les performances de l’institution, dont le rôle demeure stratégique dans le domaine de la protection contre les rayonnements ionisants en République démocratique du Congo.
Face à la montée des tensions, des voix s’élèvent pour appeler le comité de gestion à agir avec responsabilité afin d’éviter une détérioration du climat de travail. Pour nombre d’observateurs, l’organisation d’élections syndicales transparentes, inclusives et crédibles apparaît désormais comme une nécessité pour restaurer la confiance entre les travailleurs et leurs représentants.
Au-delà des revendications syndicales, cette crise remet également en lumière les défis liés à la gouvernance interne des établissements publics de recherche en RDC, où les questions de représentativité, de dialogue social et de renouvellement des instances syndicales restent souvent sensibles.
À ce jour, aucune communication officielle du comité de gestion ni des responsables syndicaux mis en cause n’a encore été rendue publique concernant la tenue éventuelle des élections réclamées par les agents.
Par Théodore Lumu
