Le Président Félix Tshisekedi a ordonné vendredi la suspension de toute nouvelle revalorisation des primes pour les agents et fonctionnaires de l’État déjà régulièrement rémunérés. L’annonce a été faite lors de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres.

La mesure vise à encadrer les dépenses de la paie dans l’attente de la finalisation d’un audit et de la mise en œuvre d’une nouvelle politique salariale. Le chef de l’État a précisé que les engagements issus des accords avec les partenaires sociaux et les ajustements barémiques en cours sont préservés.

Par la même décision, Félix Tshisekedi a interdit la prise en charge de nouvelles commissions ou structures permanentes, afin d’éviter l’apparition de lignes de dépenses supplémentaires susceptibles d’alourdir la masse salariale.

Priorité aux agents non encore mécanisés

Le président a demandé que les ressources dégagées par l’assainissement de la paie, la rationalisation des effectifs et l’enveloppe additionnelle prévue dans le projet de loi des finances rectificative 2026 soient prioritairement affectées à la prise en charge progressive des agents certifiés et réguliers mais non encore mécanisés. 

Il a fustigé le fait que de nombreux agents en service, identifiés et inscrits au Fichier de référence de l’administration publique (FRAP), ne perçoivent aucune rémunération. Des rapports transmis par la Fonction publique font état de disparités salariales marquées entre administrations, ainsi qu’entre services centraux et services déconcentrés, notamment dans les entités territoriales décentralisées.

Pour le chef de l’État, cette situation « n’est plus acceptable » car elle compromet la matérialisation du sixième engagement pris devant le peuple congolais.

Mise en œuvre immédiate

Félix Tshisekedi a instruit les vice-premiers ministres en charge du Budget et de la Fonction publique, ainsi que le ministre des Finances, d’agir sans délai. Sous la coordination de la Première ministre et en collaboration étroite avec son cabinet, ils doivent prendre les dispositions nécessaires pour appliquer les mesures, finaliser la nouvelle politique salariale et conduire l’audit.

Le président avait déjà donné des instructions similaires lors du Conseil des ministres du 28 juin 2024. Il avait alors demandé l’élaboration d’une politique salariale « juste, équitable et soutenable », fondée sur la rationalisation et l’harmonisation du système de rémunération, et chargé l’Inspection générale des Finances de mener un audit général de l’état liquidatif pour identifier les dépenses irrégulières et charges indues.

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