Une nouvelle initiative législative visant à renforcer la transparence et la gouvernance publique vient d’être engagée à l’Assemblée nationale. Le député national André Mushongo Mashara a déposé, le 5 juin 2026, auprès du président de la chambre basse du Parlement, une proposition de loi portant sur le statut et la protection des lanceurs d’alerte en République démocratique du Congo. Le document a été officiellement enregistré au secrétariat du cabinet du président de l’Assemblée nationale.

À travers cette démarche, l’élu entend doter le pays d’un cadre juridique spécifique destiné à protéger les citoyens qui signalent ou dénoncent des faits de corruption, de détournement de fonds publics, de fraude, d’abus de pouvoir ou d’autres actes contraires à l’intérêt général.

Selon l’initiateur du texte, l’absence de mécanismes de protection efficaces expose souvent les lanceurs d’alerte à des représailles professionnelles, judiciaires ou sociales, limitant ainsi leur contribution à la promotion de la bonne gouvernance.

La proposition de loi s’inscrit dans la dynamique de consolidation de l’État de droit et de renforcement des instruments de lutte contre la corruption. Elle s’appuie notamment sur les articles 56, 58 et 130 de la Constitution congolaise, qui consacrent respectivement le devoir de dénoncer les atteintes aux biens publics, la participation citoyenne à la défense de la nation ainsi que les missions du pouvoir judiciaire dans la protection des droits et libertés fondamentaux.

Si elle est retenue pour examen et adoptée par le Parlement, cette initiative pourrait constituer une avancée significative dans la promotion de la transparence au sein des institutions publiques et privées. Elle ouvrirait également la voie à une meilleure implication des citoyens dans la prévention et la dénonciation des pratiques illicites, dans un contexte où la lutte contre la corruption demeure l’un des principaux défis de gouvernance en République démocratique du Congo.

Par Scarpe MBUYAMBA Espérant|ELITE-NEWS.NET