L’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo devrait franchir une étape majeure ce mardi avec l’adoption attendue de la proposition de loi organique fixant les conditions d’organisation du référendum. Ce texte, porté par le député national Paul Gaspard Ngondankoy, s’inscrit dans le cadre des réformes institutionnelles engagées au sein de la chambre basse du Parlement.

Après avoir été déclarée recevable lors de la séance plénière du 30 avril dernier, la proposition de loi a fait l’objet d’un examen approfondi au sein des commissions compétentes avant son retour en plénière pour adoption définitive. Les débats autour de ce texte ont suscité un vif intérêt dans la classe politique congolaise, certains y voyant un instrument de consolidation de la démocratie participative, tandis que d’autres expriment des réserves quant à son opportunité dans le contexte politique actuel.

La future loi vise à combler un vide juridique en définissant clairement les modalités d’organisation des consultations référendaires en RDC. Elle prévoit notamment l’encadrement des procédures de convocation du corps électoral, l’organisation de la campagne référendaire, le rôle des institutions impliquées, ainsi que les mécanismes de proclamation des résultats.

Selon plusieurs observateurs, l’adoption de ce texte pourrait constituer un tournant dans l’architecture institutionnelle du pays, en dotant l’État d’un cadre légal précis pour le recours au référendum, un mécanisme prévu par la Constitution mais dont les modalités pratiques demeuraient insuffisamment définies.

L’examen de cette proposition intervient dans un climat politique marqué par des discussions récurrentes sur les réformes constitutionnelles et la gouvernance démocratique. Les travaux parlementaires relatifs à ce texte ont d’ailleurs été suivis de près par l’opinion publique et les acteurs politiques, certaines formations de l’opposition ayant exprimé leur désaccord avec la démarche engagée au Parlement.

Si elle est adoptée ce mardi, la loi sera transmise au Sénat pour la suite de la procédure législative, avant une éventuelle promulgation par le Président de la République. Son adoption marquerait une avancée significative dans l’encadrement juridique de l’expression directe de la souveraineté populaire en République démocratique du Congo.

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