Le Conseil National de la Jeunesse a organisé, vendredi 2 juillet 2026 à Show Buzz, Kinshasa, un « Grand débat de la jeunesse sur les réformes constitutionnelles ». L’activité a réuni des cadres de partis de la majorité présidentielle, des représentants de l’opposition, des membres d’organisations de la société civile et plusieurs centaines de jeunes venus de Kinshasa et des provinces.

L’objectif affiché par les organisateurs sont de permettre à la jeunesse de s’exprimer sur les réformes institutionnelles en cours dans le pays.

Ouvrant les travaux, le Président du Conseil National de la Jeunesse, l’Ambassadeur Claude Mbuyi, a replacé la rencontre dans un contexte historique. 


« En ce jour, nous écrivons une page décisive de l’histoire et de la participation citoyenne de la jeunesse en République Démocratique du Congo » a-t-il déclaré devant l’assistance.

Pour le Président du CNJ, la présence de tendances politiques diverses ne vise pas la confrontation.

« Nous sommes réunis ici non pas pour opposer les générations ni les opinions, mais pour faire entendre la voix de cette jeunesse qui représente la majorité de la population congolaise, estimée à 65 % » a-t-il précisé.

Interrogé sur les divergences que suscite le débat sur les réformes, Claude Mbuyi a rappelé le caractère normal des contradictions dans un système démocratique. 

« Les réformes institutionnelles suscitent aujourd’hui des interrogations, des attentes et parfois des divergences. C’est aussi cela, la démocratie » a-t-il indiqué.

Le Président du CNJ a justifié l’initiative de sa structure par son mandat légal.

« C’est dans cet esprit que le Conseil National de la Jeunesse, en tant qu’unique institution de représentation et cadre fédérateur de la jeunesse congolaise, a pris l’initiative d’organiser cette rencontre »a-t-il expliqué.

Selon lui, l’enjeu est d’éviter la mise à l’écart des jeunes des processus de décision.

« Ceci afin que la jeunesse ne soit pas simplement spectatrice des décisions qui engagent son avenir, mais qu’elle en soit pleinement actrice », a conclu l’Ambassadeur Mbuyi.

La rencontre s’est déroulée sous forme de panels thématiques suivis d’échanges avec le public. D’après le protocole du CNJ, des recommandations ont été formulées à l’issue des travaux. 

Elles doivent être transmises « aux institutions compétentes » dans les prochains jours, selon les organisateurs.

Rédaction