L'Espagne est de nouveau au sommet du football mondial. Au terme d'une finale largement maîtrisée, la Roja s'est imposée 1-0 après prolongation face à l'Argentine, dimanche 19 juillet, au MetLife Stadium, près de New York, pour remporter la Coupe du monde 2026. Seize ans après son premier sacre en Afrique du Sud, la sélection espagnole ajoute une deuxième étoile à son palmarès et réalise un nouvel exploit historique en enchaînant le titre européen et le titre mondial, comme en 2008 et 2010.

Opposée à une Argentine emmenée par Lionel Messi, l'équipe de Lamine Yamal, Dani Olmo et Pedri a imposé sa maîtrise technique dès les premières minutes de la rencontre. La Roja a monopolisé le ballon, multiplié les offensives et étouffé une Albiceleste incapable de développer son jeu offensif.

Dès la 5e minute, Lamine Yamal s'est procuré la première occasion franche, mais le gardien Emiliano Martinez s'est illustré par une parade décisive. Solide sur sa ligne, le portier argentin a ensuite repoussé les tentatives d'Oyarzabal, Cucurella, Olmo, Ferran Torres et Nico Williams, permettant aux siens de rejoindre la pause sur un score vierge malgré une nette domination espagnole.

Au retour des vestiaires, le scénario est resté identique. L'Espagne a accentué sa pression, tandis que l'Argentine s'est essentiellement employée à défendre. Martinez a continué à multiplier les arrêts décisifs face aux assauts espagnols, confirmant son rôle de dernier rempart d'une équipe largement dominée.

La tâche de l'Albiceleste s'est compliquée dans le temps additionnel lorsque Enzo Fernandez a été expulsé après un second avertissement, laissant ses coéquipiers évoluer à dix pour la prolongation.

Malgré cette supériorité numérique, les Espagnols ont dû patienter avant de trouver l'ouverture. Un but de Nico Williams a d'abord été annulé pour une faute préalable, avant que Ferran Torres ne fasse finalement la différence à la 106e minute. Idéalement servi par Nico Williams, l'attaquant espagnol a repris le ballon de volée pour tromper Emiliano Martinez et inscrire l'unique but de cette finale.

L'Argentine a tenté une réaction dans les dernières minutes par l'intermédiaire de Lionel Messi, mais les rares offensives albicelestes ont été parfaitement maîtrisées par la défense espagnole et le gardien Unai Simon. Jusqu'au coup de sifflet final, la Roja est restée fidèle à son plan de jeu, conservant son avantage avec maîtrise et sérénité.

Au-delà du résultat, les statistiques illustrent la domination espagnole. L'équipe dirigée par son sélectionneur a constamment contrôlé la possession, s'est créé de nombreuses occasions franches et n'a pratiquement laissé aucun espace à une Argentine qui n'a jamais réussi à véritablement inquiéter la défense adverse.

Avec ce deuxième titre mondial après celui de 2010, l'Espagne confirme son retour au premier plan du football international. En remportant successivement le Championnat d'Europe puis la Coupe du monde, la Roja reproduit l'exploit réalisé il y a seize ans et ouvre une nouvelle page de son histoire.

Cette génération portée par les talents de Lamine Yamal, Pedri, Dani Olmo, Nico Williams et Ferran Torres s'impose désormais comme la nouvelle référence du football mondial, tandis que l'Argentine quitte la compétition avec les honneurs, au terme d'une finale où elle aura longtemps résisté grâce aux prouesses de son gardien avant de céder face à la supériorité collective espagnole.

Par Scarpe MBUYAMBA EspĂ©rantÂ