L’Hôtel de ville de Kinshasa a pris acte de la marche annoncée par l’opposition pour ce mardi 15 septembre 2026, à l’issue d’une réunion de concertation présidée par le Secrétaire exécutif du gouvernement provincial, Israël Mutala. Un nouvel itinéraire ainsi qu’un nouveau point de chute ont été retenus à l’issue des échanges avec les organisateurs.

La manifestation aura pour point de chute l’esplanade du siège de l’ECiDé. À l’issue de la marche, une délégation restreinte de l’opposition est attendue à l’Assemblée nationale pour y déposer le mémorandum des manifestants.

Les autorités provinciales ont annoncé que la Police nationale congolaise et les autres services de sécurité seront mobilisés pour assurer l’encadrement de la manifestation, présentée comme pacifique. L’objectif affiché est de permettre son déroulement dans le respect de l’ordre public et des dispositions légales en vigueur.

Au cours de la réunion, les leaders de l’opposition présents ont également appelé leurs militants à faire preuve de responsabilité. Ils les ont notamment exhortés à éviter les insultes, les provocations, les actes de vandalisme et toute forme de casse, rappelant que tout débordement pourrait entraîner l’application de la loi.

Présent à cette rencontre, le président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), Paul Nsapu, a, pour sa part, annoncé qu’il suivra de près le déroulement de la manifestation. Cette observation doit permettre à l’institution de produire un rapport sur les éventuels incidents ou violations constatés avant, pendant et après la marche.

Les autorités rassurent par ailleurs les habitants de Kinshasa qui ne prennent pas part à la manifestation. Selon les informations issues de cette concertation, les autres Kinois peuvent vaquer normalement à leurs occupations, tout en restant attentifs aux éventuelles perturbations ponctuelles liées au dispositif de circulation et de sécurité.

Le rendez-vous de ce mardi sera ainsi scruté comme un test de la capacité des organisateurs, des forces de sécurité et des autorités provinciales à garantir l’expression politique dans un climat apaisé, sans débordements ni atteintes à l’ordre public.

Par Scarpe MBUYAMBA Espérant/ELITE-NEWS.NET