À un peu plus de deux ans des prochaines échéances électorales, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) met la question du financement sur la table. Son président, Denis Kadima Kazadi, s'est entretenu ce jeudi avec le Vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito Fumutsi, pour lui soumettre les besoins prioritaires de l'institution en vue des élections prévues en 2028.
Une démarche « naturelle » selon la CENI
Pour le patron de la Centrale électorale, cette rencontre relevait de l'évidence institutionnelle. « La CENI est une institution publique émargeant du budget de l'État », a-t-il rappelé, précisant qu'une enveloppe est déjà proposée au Parlement et que d'autres rencontres suivront.
Denis Kadima a néanmoins pris soin de ne pas mettre la pression sur l'Exécutif.
« Nous ne sommes pas une institution qui fonctionne isolément du reste du pays, qui a beaucoup de besoins », a-t-il reconnu, ajoutant que la CENI « n'impose rien » et se contente de formuler des propositions.
Son message se résume toutefois en une demande : que le gouvernement tienne compte du calendrier électoral et prévoie les moyens en conséquence.
L'enrôlement des électeurs en tête des priorités
Sur le fond, la priorité immédiate est l'enrôlement des électeurs, étape incontournable avant tout scrutin. Le président de la CENI a souligné que ces opérations s'étalent sur une longue période, d'où la nécessité d'une planification budgétaire anticipée. Ce n'est que dans un second temps que viendront les opérations électorales proprement dites, dont le scrutin.
Un ministre « réceptif »
Sur l'issue de l'entretien, Denis Kadima s'est montré confiant. Adolphe Muzito, a-t-il indiqué, s'est montré « fort réceptif », et les deux hommes étaient, selon lui, sur la même longueur d'onde. Il a toutefois précisé que d'autres institutions devraient intervenir d'ici l'adoption du budget. « Pour l'heure, tout est en bonne voie », a-t-il conclu.
Une concertation appelée à se poursuivre
La CENI dit vouloir maintenir un dialogue permanent avec les institutions nationales, dans la continuité de sa méthode de travail. Cet échange avec le ministère du Budget constitue, selon elle, une étape essentielle vers l'adoption d'un cadre financier adapté aux échéances de 2028.
Scarpe MBUYAMBA Espérant/ELITE-NEWS.NET
