Dans la province de l'Ituri, la ministre d'État chargée des Affaires sociales, Ève Bazaïba, s'est rendue sur le site de déplacés de Djaïba. Elle y a remis une assistance humanitaire d'urgence et annoncé le lancement d'un mécanisme de retour sécurisé des populations dans leurs localités d'origine.

C'est un geste attendu par des milliers de familles. Sur le site de Djaïba, dans le territoire de Djugu, Ève Bazaïba a apporté, au nom du gouvernement, une aide d'urgence aux déplacés internes. Cette visite marque aussi le coup d'envoi d'un dispositif destiné à organiser leur retour, dans des conditions de sécurité que Kinshasa dit vouloir garantir.

Le territoire de Djugu est, depuis plusieurs années, un des foyers de violences les plus meurtriers de l'Ituri, dans le nord-est du pays. Les attaques de groupes armés y ont forcé de nombreuses familles à fuir leurs villages et à s'installer dans des sites de fortune, où les conditions de vie restent précaires. Accès à l'eau, à la nourriture, aux soins et à l'éducation : les besoins y sont considérables.

Selon les informations communiquées, l'assistance remise à Djaïba est destinée à répondre aux besoins les plus pressants des personnes vulnérables. des vivres, non-vivres, kits, etc.

Le gouvernement affirme se montrer « particulièrement attentif » à la situation de ses compatriotes déplacés. Le mécanisme de retour sécurisé annoncé vise, lui, à permettre aux populations de regagner leurs terres. 

Reste l'enjeu central : la sécurité. Dans l'Ituri, les retours précipités ont parfois exposé des habitants à de nouvelles attaques. Les organisations humanitaires insistent régulièrement sur le caractère volontaire, sûr et digne de tout retour, une condition dont dépendra la crédibilité de l'initiative gouvernementale.

Espérant Mbuyamba