Le corps sans vie d'un conducteur de moto, connu sous le nom de Kasende, a été découvert samedi 17 octobre 2026 au matin dans le quartier Kansoka, sur l'avenue Lomela, dans la commune de Dibumba 1, à Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasaï. Ce nouveau drame ravive les inquiétudes autour de la sécurité des motocyclistes, une profession particulièrement exposée.

Une moto emportée par des inconnus

D'après les premières informations livrées par l'autorité communale, Kasende aurait été tué par des individus non identifiés, qui ont ensuite pris la fuite avec son engin. Les circonstances exactes du meurtre restent, à ce stade, floues. Les enquêtes se poursuivent pour identifier les auteurs présumés.

Habitant du quartier Sylvain Muzombo, dans la même commune, la victime exerçait le métier de motocycliste, communément appelé « Wewa ». Le lieu où son corps a été retrouvé, éloigné de son domicile, alimente les interrogations sur les conditions dans lesquelles il a été attiré ou surpris.

« Les criminels restent avec nous »

Joint par la presse, le bourgmestre de Dibumba 1, Gentil Bakenza, a déploré un événement qu'il qualifie de malheureux.

« Nous ne savons pas encore comment il a été tué, mais son corps a été retrouvé. Les enquêtes menées par nos services renseignent qu'il a été tué par des hommes non autrement identifiés et que sa moto a été emportée », a-t-il déclaré.

L'autorité communale affirme avoir, à plusieurs reprises, instruit les chefs de quartier et les habitants de signaler tout comportement suspect aux services compétents. Elle plaide pour une collaboration étroite entre la population et les forces de sécurité afin d'endiguer la criminalité.

« Jour et nuit, nous appelons notre population à la vigilance et à dénoncer les malfrats, car les criminels restent avec nous », a insisté Gentil Bakenza.

Une profession à risque

Ce meurtre met une nouvelle fois en lumière la vulnérabilité des conducteurs de taxi-moto, souvent ciblés pour leur engin, principal outil de travail et unique source de revenus de nombreuses familles. Il pose avec acuité la question de la protection de cette catégorie d'acteurs, devenue incontournable dans la mobilité urbaine à Tshikapa.

Les services de sécurité poursuivent leurs investigations pour établir les circonstances précises du crime, identifier les responsables et les traduire devant la justice.

Lydia Fuamba à Tshikapa