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POLITIQUE : François Rubota tacle Jean Marc Kabund et appelle à privilégier l'intérêt du peuple

By Rédaction : le 07 Nov 2025 | 17:46

POLITIQUE : François Rubota tacle Jean Marc Kabund et appelle à privilégier l'intérêt du peuple

Accuser le chef de l’État de « laisser la guerre se poursuivre » pour préparer un glissement de pouvoir n’est pas seulement une attaque politique : c’est une méconnaissance dangereuse de l’histoire et de la géographie de l’Est de la RDC, et un outrage à la mémoire des victimes civiles, des femmes victimes de violences sexuelles et des militaires tombés pour l’intégrité du pays.

Il est profondément choquant sinon écœurant d’entendre un acteur politique affirmer que le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, par peur de quitter le pouvoir, laisserait sciemment la guerre se poursuivre pour préparer un éventuel glissement. Une telle accusation révèle non seulement une méconnaissance de la géographie et de l’histoire de la République démocratique du Congo, et plus particulièrement de l’Est, mais constitue aussi un mépris pour la mémoire de toutes les victimes civiles, des femmes violées et des forces de défense et de sécurité tombées sur le champ d’honneur.

Depuis trente ans, notre pays souffre : l’avenir de nos enfants est compromis, les territoires sont déstabilisés et les collectivités brisées. Dans ce contexte, des propos qui banalisent ou politisent la souffrance collective heurtent profondément notre mémoire sociale. Il est inacceptable que les intérêts et rivalités politiques occultent la réalité d’une guerre d’agression à laquelle la RDC fait face une réalité qui exige responsabilité, lucidité et unité, pas des slogans destinés à diviser.

Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a hérité d’un problème complexe et ancien. Les déclarations simplistes ne constituent pas une solution. Si nous persistons à réduire la crise à des accusations personnelles, la situation risque de se dégrader davantage et de devenir inextricable : aucun acteur politique, pris isolément, ne pourra trouver une issue tant que l’on s’obstinera à diagnostiquer le mal à travers un prisme partisan. Nous, qui sommes originaires de ces régions affectées, voulons la paix et nous refusons qu’on ajoute à nos blessures des propos intempestifs qui alimentent la haine et le désespoir.

Quant à la perspective de départ du président en 2028 « mboka ebonga, ebonga te » elle relève du débat politique légitime. Mais si l’on conteste la légitimité d’une transition ou qu’on appelle à un départ par la force, il faut être conscient des conséquences incalculables d’une telle brutalité pour le pays. Une rupture violente du processus politique exposerait la RDC à une crise profonde et prolongée : il faut y réfléchir avec la plus grande prudence, en tenant compte du temps qui court et des enjeux pour la nation.

Sur la question du dialogue, rappelons qu’il ne manque pas d’expériences : depuis trente ans, le pays a connu de nombreux dialogues AFDL, RCD sous ses différentes formes, CNDP, M23, AFC/M23, Twigwaneho, etc. sans qu’ils n’aient pour autant mis fin à la guerre. Cela montre qu’un dialogue sans rapport de force réel et sans renforcement préalable des capacités de défense et de sécurité est souvent insuffisant. La RDC doit d’abord retrouver sa force et sa capacité à assurer sa souveraineté avant d’espérer qu’un dialogue permette une paix durable.

L’histoire régionale montre que des États ont su gagner des conflits le Burundi, le Rwanda, l’Ouganda, l’Angola parfois au prix d’une guerre longue et douloureuse. La RDC ne peut ignorer ces leçons ; elle doit se préparer à défendre son intégrité tout en recherchant les moyens politiques et diplomatiques de sortir de la crise. Le message est clair : parler est nécessaire, combattre pour défendre l’État peut être inévitable ; mais parler et se battre ne doivent pas se confondre avec la recherche d’un bénéfice partisan au détriment de la nation.

La Rédaction Elite-news 

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