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Actualité

Sud-Kivu : les déplacés vivant avec le diabète face à une urgence silencieuse entre manque de soins et insécurité alimentaire

By Rédaction : le 07 Apr 2026 | 11:33

Sud-Kivu : les déplacés vivant avec le diabète face à une urgence silencieuse entre manque de soins et insécurité alimentaire

Dans l’est de la République démocratique du Congo, les personnes déplacées internes atteintes de diabète font face à une dégradation préoccupante de leurs conditions de vie.

Dans les territoires de Walungu et Kabare, l’accès aux soins et à une alimentation adaptée reste fortement compromis, exposant ces malades à des risques accrus de complications et de décès.

À Walungu, plusieurs patients déplacés témoignent de difficultés persistantes pour accéder aux traitements essentiels.

L’insuline, indispensable pour de nombreux diabétiques, se fait rare et son coût dépasse les capacités financières de la plupart des ménages affectés par les déplacements.

« Nous sommes obligés de cotiser entre proches pour acheter l’insuline, mais cela ne suffit pas toujours », confie un patient, évoquant une solidarité familiale mise à rude épreuve par la durée de la crise.

Au-delà des médicaments, l’alimentation constitue un autre défi majeur.

Les régimes spécifiques recommandés pour les personnes diabétiques restent difficilement accessibles dans un contexte où l’insécurité alimentaire touche déjà une large frange de la population déplacée.

Au centre de santé de Rukwende, l’infirmier titulaire, Juvenal Cirhuza Baguma, indique que des mécanismes communautaires, tels que les clubs de diabétiques, permettent à certains patients d’accéder à des médicaments à moindre coût. Toutefois, ces dispositifs demeurent limités.

« Plusieurs patients ne sont pas intégrés dans ces clubs, soit par manque d’information, soit par incapacité de cotiser », explique-t-il. Une situation qui accentue les inégalités d’accès aux soins, en particulier pour les plus vulnérables.

Dans la zone de santé de Miti-Murhesa, en territoire de Kabare, les conséquences de cette précarité sanitaire sont déjà visibles.

Selon Bashwira Mwerwe Stanislas, président des diabétiques du centre de santé Saint Pie X de Murhesa, la mortalité liée au diabète a connu une hausse significative depuis la dégradation de la situation sécuritaire.

Avant les violences, 106 patients étaient suivis régulièrement. Aujourd’hui, seuls 64 sont encore en vie.

« Nous avons perdu plusieurs membres à cause du manque de médicaments et d’une alimentation adaptée », déplore-t-il.

Face à l’absence de solutions durables, certains malades recourent à des crédits informels pour financer leurs soins, au risque d’aggraver leur précarité économique.

Cette situation illustre une double vulnérabilité : celle liée à une maladie chronique nécessitant un suivi régulier, et celle induite par le déplacement forcé.

La désorganisation des circuits d’approvisionnement, l’insécurité persistante et la fragilité des structures de santé locales compliquent davantage la prise en charge.

Les acteurs sanitaires et communautaires appellent à une réponse urgente des partenaires humanitaires.

Ils plaident notamment pour un approvisionnement régulier en médicaments antidiabétiques, le déploiement de programmes nutritionnels adaptés, le renforcement des initiatives communautaires existantes et une meilleure intégration des maladies chroniques dans les dispositifs d’urgence.

Rédaction

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