
Depuis le mercredi 19 novembre, des enseignants du secondaire dans plusieurs écoles publiques de la ville de Goma ont déclenché un mouvement de grève. Ils protestent fermement contre une retenue à la source de 17 % opérée sur leurs primes, une mesure qu’ils qualifient d’illégale et d’abusive.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, cette ponction serait appliquée sur instruction d’un « comité provincial de l’éducation » local, dirigé par la conseillère du gouverneur chargée de l’Éducation. Ce comité fonctionnerait dans le cadre de « l’administration parallèle » instaurée par la rébellion du M23-AFC.
« Ce prélèvement sur nos primes nous est imposé depuis la rentrée scolaire 2024-2025 », confie, sous anonymat, un enseignant. Il explique que cette mesure fragilise davantage les conditions de vie déjà précaires des professionnels de la craie et, par conséquent, détériore la qualité de l’encadrement pédagogique des élèves dans cette partie du Nord-Kivu.
Face à cette situation, les enseignants grévistes restent déterminés : ils exigent l’annulation immédiate et sans condition de cette retenue. Selon eux, seule cette décision permettrait de sauver l’année scolaire et de garantir une reprise normale des cours.
Roger Musafira/Goma