
Les enseignants des écoles publiques du territoire de Kasenga, dans le secteur de Kafira, à plus de 300 km de Lubumbashi, expriment leur colère.
Excédés par les retards « chroniques » dans le paiement de leurs salaires, ils menacent d’une grève générale à partir du 5 décembre 2025 si la situation n’est pas rapidement résolue.
Dans une déclaration publiée le mardi 25 novembre, ces professionnels de l’éducation dénoncent la banque Equity BCDC, chargée de la paie des enseignants. Selon eux, cette institution accumule des retards anormaux, plongeant enseignants et familles dans une grande précarité.
«Depuis que la banque Equity BCDC gère nos salaires, nous ne les recevons jamais à temps. Parfois, nous devons attendre 50, 55, voire 60 jours, sans aucune explication. Malgré nos réclamations répétées, la banque reste catégorique et insensible à notre situation », ont-ils indiqué.
Les enseignants critiquent également l’inefficacité des interventions de la DINACOPE (Direction nationale de contrôle et de préparation de la paie). Bien que des missions de contrôle aient été menées, elles n’ont produit aucune amélioration concrète.
« Les agents de la DINACOPE ne font que des contrôles sans impact. Nous n’avons toujours pas reçu nos salaires pour le mois d’octobre », déplorent-ils.
Face à cette situation, les enseignants préviennent qu’ils ne resteront pas passifs. Si les salaires des mois d’octobre et novembre ne sont pas versés avant le 5 décembre, un mouvement de grève sera déclenché dans toutes les écoles publiques concernées.
Selon des sources locales, l’état délabré de la route reliant Kasenga à Lubumbashi complique le transport des fonds et des équipes de contrôle, aggravant ainsi les retards.
Si aucune solution n’est trouvée rapidement, des milliers d’élèves risquent de se retrouver privés de cours, fragilisant un système éducatif déjà confronté à de nombreux défis.
Onesime Ngolela/Lubumbashi