
La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a publié, ce vendredi 28 novembre 2025, un communiqué destiné à clarifier les circonstances entourant la mise à la retraite de 125 agents et cadres. Cette réaction fait suite à l’intervention médiatique d’un retraité sur Top Congo FM, qui a alimenté plusieurs interprétations dans l’opinion publique.
Selon l’institution d’appui à la démocratie, cette vague de départs s’est déroulée en toute légalité et transparence, conformément au Règlement Administratif et Financier (RAF), révisé par la Décision n° 031/CENI/AP/2024 du 21 juin 2024. Tous les agents concernés avaient atteint l’âge statutaire de 65 ans. La CENI rappelle qu’avant cette réforme, aucun texte organique ne prévoyait formellement la retraite parmi les causes officielles de cessation de service depuis la création de l’institution en 2004.
Pour combler cette lacune juridique, la direction actuelle affirme avoir mené une démarche « historique » en intégrant pour la première fois la retraite comme mode légal de cessation de service. Cette réforme a permis aux agents concernés — jusque-là non éligibles — de bénéficier d’un ensemble d’avantages financiers et matériels, accordés avec le soutien du Gouvernement. Parmi ces avantages figurent la prise en charge des soins médicaux, les frais funéraires, l’attribution de parcelles ainsi que la constitution de dossiers auprès de la Chancellerie en vue de l’octroi de médailles de mérite civique.
S’agissant de la sécurité sociale, la CENI précise qu’elle n’était pas assujettie au régime légal de la CNSSAP au moment de la mise en retraite, faute de cotisations antérieures. Toutefois, des discussions techniques seraient en cours pour examiner les modalités d’une possible intégration future au système national de sécurité sociale.
L’institution souligne que la poursuite des avantages accordés aux retraités dépendra des engagements financiers qui seront formalisés avec le Gouvernement. Elle réaffirme enfin son engagement à valoriser ceux qu’elle qualifie de « pionniers de l’administration électorale », affirmant leur avoir réservé un traitement « digne et empreint de considération » pour accompagner leur transition.
Merveille Kalanga/Kinshasa