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Sécurité

RDC : l'ONU dénonce l'impact dévastateur de l'escalade des violences au Sud-Kivu

By Rédaction : le 09 Dec 2025 | 16:51

RDC : l'ONU dénonce l'impact dévastateur de l'escalade des violences au Sud-Kivu

La situation sécuritaire dans la province du Sud-Kivu, en République Démocratique du Congo (RDC), est préoccupante ces derniers jours, suscitant une vive inquiétude internationale. Face à cette nouvelle vague de violence, l'ONU appelle à une action immédiate pour protéger les populations civiles.

​Le représentant spécial adjoint du secrétaire général de l'ONU et coordonnateur humanitaire en RDC, Bruno Lemarquis, a exprimé sa « profonde tristesse » face à l'intensité inédite des affrontements qui secouent plusieurs territoires du Sud-Kivu (Uvira, Walungu, Mwenga, Shabunda, Kabare, Fizi et Kalehe) depuis le 2 décembre.

​Les premiers rapports font état d'un bilan tragique : au moins 74 personnes, majoritairement des civils, ont été tuées. De plus, 83 blessés ont été admis dans les hôpitaux de Sange et Walungu.

​M. Lemarquis a fermement condamné les attaques contre les infrastructures civiles, notamment les écoles, qualifiant ces actes de « violation grave du droit international humanitaire ». Il a rappelé avec insistance : « Les civils et les infrastructures civiles ne doivent jamais devenir des cibles ».

​L'escalade des violences a engendré une crise de déplacement interne majeure. En moins d'une semaine, plus de 200 000 personnes ont été forcées de fuir leur foyer, cherchant refuge dans des abris précaires ou traversant les frontières vers le Burundi et le Rwanda.

​Cette situation aggrave considérablement la crise humanitaire préexistante dans la province, qui comptait déjà 1,2 million de déplacés internes. Les personnes déplacées sont exposées à un manque criant d'assistance et à des risques sanitaires accrus.

​Malgré l'urgence des violences sur le terrain, Bruno Lemarquis a salué l'accord de paix signé le 4 décembre à Washington entre les présidents de la RDC et du Rwanda, y voyant un « espoir réel » pour mettre fin à des décennies de conflit dans la région.

​Toutefois, il a martelé que cet espoir ne peut se concrétiser qu'à une condition : « Les violences doivent cesser immédiatement ».

​Les organisations humanitaires, qui ont assisté 1,5 million de personnes entre janvier et septembre, se tiennent prêtes à reprendre leurs activités cruciales (nourriture, soins, abris) dès que les conditions de sécurité le permettront.

Joseph Mabanza Wakwansampi

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