
Le gouvernement congolais et la Banque mondiale ont convenu, mardi 9 décembre à Kinshasa, d’accélérer la mise en œuvre du Projet de facilitation du commerce et d’intégration dans la région des Grands Lacs (PFCIGL), malgré l’insécurité persistante dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon la cellule de communication du ministère du Commerce extérieur, les échanges ont réuni le ministre Julien Paluku Kahongya et une délégation de la Banque mondiale conduite par Patrice Savadogo, spécialiste principal des forêts et représentant du directeur-pays de l’institution de Bretton Woods.
Au terme des discussions, les deux parties ont arrêté des stratégies « concrètes et réalistes » pour accélérer la construction d’infrastructures essentielles destinées à dynamiser les échanges commerciaux : ports, marchés transfrontaliers et routes dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Ces investissements s’inscrivent dans le cadre du programme du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA).
La Banque mondiale a également salué l’entrée en vigueur, le 30 octobre dernier, du Régime commercial simplifié (RECOS) entre la RDC et le Burundi, un mécanisme destiné à faciliter les opérations des petits commerçants transfrontaliers. La question de l’octroi de subventions en faveur de ces opérateurs a également été évoquée.
La réunion a par ailleurs permis la présentation officielle de la nouvelle coordonnatrice du PFCIGL, Marie-Christine Apedo-Amah, qui succède à Magueye Dia, arrivé en fin de mandat.
Réaffirmant l’engagement du gouvernement, Julien Paluku Kahongya a rappelé que la RDC a déjà ratifié l’Accord sur la facilitation des échanges de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), un processus mené avec l’appui de la Banque mondiale. Il a assuré que Kinshasa reste déterminée à moderniser ses infrastructures commerciales afin de renforcer l’intégration régionale et de stimuler le commerce transfrontalier.
Merveille/Kalanga Kinshasa