
Le général-major Sylvain Ekenge, porte-parole des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), a été suspendu de ses fonctions lundi sur décision du chef d’état-major général, selon une source militaire citée par l’Agence congolaise de presse (ACP). Cette mesure intervient à la suite de propos tenus par l’officier supérieur au cours du week-end.
Samedi, le général-major Ekenge a tenu des déclarations jugées discriminatoires visant des femmes de la communauté tutsie congolaise. Il aurait évoqué un prétendu mécanisme visant à assurer une supposée « suprématie » communautaire à travers les naissances. Ces propos, largement relayés sur les réseaux sociaux, ont suscité de vives réactions au sein de l’opinion publique.
Dans un contexte marqué par des tensions communautaires persistantes, notamment dans l’est de la République démocratique du Congo, cette suspension apparaît comme une mesure disciplinaire destinée à rappeler le devoir de réserve et de neutralité imposé aux forces armées. La hiérarchie militaire entend ainsi préserver la cohésion nationale et le respect des valeurs républicaines.
Le président de la République, Félix Tshisekedi, a à plusieurs reprises réaffirmé son engagement à lutter contre toutes les formes de discrimination en République démocratique du Congo, insistant sur la nécessité de garantir l’égalité et la protection de toutes les communautés, sans distinction d’origine ou d’appartenance ethnique.
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