
Par une décision officielle rendue publique ce 6 janvier 2026, l’autorité urbaine de Kananga passe à l’offensive contre l’occupation illégale de l’espace public.
Les commerçants et les propriétaires d’ouvrages irréguliers sont sommés de libérer les grandes artères sous peine de sanctions sévères.
Dans un communiqué officiel (N°140100/V.KGA/01/2026), Madame la Maire Rose Muadi Musube a lancé un ultimatum définitif aux occupants illégaux des trottoirs et des sites érosifs de la ville.
Cette décision s’appuie sur l’Arrêté Urbain du 10 juin 2025 et fait suite à de nombreuses concertations menées l'année dernière avec la société civile, le conseil urbain de sécurité et les conseillers communaux.
L’objectif est clair : restaurer l'image de la ville et garantir la fluidité du passage pour les piétons.
Les structures construites anarchiquement, notamment les hangars, les « Malewa » (restaurants de fortune) et les maisonnettes.
Toute construction obstruant les sites érosifs, qui mettent en péril la stabilité du sol urbain.
L'autorité urbaine se veut ferme : l'évacuation et la destruction des ouvrages doivent se faire « sans délais».
Pour s'assurer de l'exécution de cette mesure, la Maire a annoncé que la Police Nationale Congolaise (PNC) sera déployée en appui à la brigade de salubrité de la mairie.
« Quiconque ne respecterait pas l’esprit de ce communiqué sera déféré devant les instances judiciaires et perdra ses marchandises une fois celles-ci saisies par les services de l’ordre », prévient le document.
Si cette mesure est saluée par une partie de la population qui déplore l'engorgement des rues, elle représente un défi de taille pour les nombreux petits commerçants dont l'activité dépend de cette proximité avec la clientèle.
La mairie de Kananga, par cet acte, réaffirme sa volonté de moderniser l’espace urbain et de lutter contre l’insalubrité chronique qui ternit l’image de la ville. Reste à savoir si cette énième mise en demeure suffira à libérer durablement les trottoirs de Kananga.
Joseph Mabanza Wakwansampi