
Le Président Félix Tshisekedi a promulgué en décembre, la loi des finances pour l’exercice 2026 s’élevant à 54.335,8 milliards de CDF (22 milliards USD), soit une augmentation de 7,2% par rapport à l’année précédente.
Avec près de 29% de ce montant, soit 14.033 milliards de CDF, alloués au paiement du personnel spécifiquement à la mécanisation des nouvelles unités et à la régularisation des paiements en suspens, ce budget s’inscrit dans une volonté de dynamiser l’économie du pays.
Le Budget met l’accent sur plusieurs actions prioritaires. En plus de la mécanisation, il prévoit le réajustement des primes permanentes et la mise en œuvre des grilles barémiques. Ces mesures visent à améliorer les conditions de travail des agents publics, en garantissant qu’ils soient rémunérés équitablement et à jour.
La Loi de Finances s’appuie sur l’article 126 de la Constitution de 2006 et s’inscrit dans les orientations définies par le Programme d’Actions du Gouvernement (PAG) 2024-2028. Ce programme a pour objectif de doubler les recettes courantes et d’augmenter la contribution des partenaires au développement, posant ainsi les bases pour le financement de projets d’infrastructure et d’autres initiatives pour le développement du pays.
Pour le gouvernement, l’année 2026 est une phase de stabilisation pour la RDC. Après une période marquée par des défis sécuritaires et socioéconomiques, le gouvernement cherche à amorcer une relance grâce à ce budget.
De plus, ce budget a été conçu en tenant compte des évolutions économiques tant au niveau national qu’international, notamment en raison du partenariat en cours avec le Fonds Monétaire International (FMI).
Les prévisions économiques qui accompagnent ce budget sont également rassurantes à savoir le taux de croissance du PIB : 5,3%; le taux d’inflation moyen établi à 4,4% et la pression fiscale atteignant 12,3%.
Scarpe Mbuyamba Espérant