
Le Directeur général de la REGIDESO, David Tshilumba, a clôturé ce jeudi 15 janvier 2026 sa mission d’inspection à Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï-Central. Cette visite s’inscrit dans le cadre du déploiement du projet AGREE, financé par la Banque mondiale, qui vise à améliorer l’accès à l’eau potable dans cette partie du pays.
Sur le terrain, le patron de la REGIDESO a inspecté plusieurs sites stratégiques appelés à accueillir les principales infrastructures du projet. Mis en œuvre dans le cadre du Projet d’Accès, de Gouvernance et de Réformes des Secteurs de l’Électricité et de l’Eau (AGREE), ce programme entend moderniser en profondeur le système d’approvisionnement en eau de la ville de Kananga.
L’étape la plus importante de cette mission a été la visite de l’usine de traitement d’eau de Kanyuka, située dans la commune de Lukonga. Vieille de près de 50 ans, cette installation ne répond plus aux normes actuelles ni aux besoins d’une population en forte croissance. Grâce au financement de la Banque mondiale, l’usine sera entièrement réhabilitée et sa capacité de production sensiblement augmentée.
Outre la réhabilitation de l’usine, le projet prévoit plusieurs interventions majeures, notamment des travaux sur la rivière Tshibashi pour sécuriser l’alimentation en eau brute, la réhabilitation des châteaux d’eau de Ndesha et de Palace, ainsi que l’extension du réseau de conduites vers les quartiers non desservis.
La mission de la Direction générale de la REGIDESO à Kananga étant achevée, la phase opérationnelle du projet peut désormais démarrer. La balle est désormais dans le camp des entreprises adjudicataires. Sauf changement de dernière minute, les travaux de génie civil devraient débuter au mois de mai 2026.
À travers ses trois grandes composantes prévues à Kananga, le projet AGREE constitue l’un des investissements les plus importants de ces dernières années dans le secteur de l’eau au Kasaï-Central. Il traduit l’engagement des autorités congolaises et de leurs partenaires à améliorer les conditions de vie des populations locales.
Joseph Mabanza/Kananga