
Un glissement de terrain dramatique a encore frappé le sous-village de Chirambi, sur l'avenue Rugati dans le village de Buhozi, groupement de Mudusa en territoire de Kabare. Survenu dans la matinée du jeudi 15 janvier 2026, ce désastre sur fond de fissures continues et d'affaissements du sol réveille la peur persistante des populations déjà exposées depuis plus de deux ans.
Vers 9heure , une faille massive du sol a cédé, engloutissant arbres, sols cultivés et portions de terrain près de l'Institut Alpha 2. « On a entendu un grondement sourd, comme si la terre respirait avant de nous avaler, » confie une habitante, une résidente encore sous le choc.
Plus de 20 habitations ont été touchées, laissant familles et voisins dans la stupeur et l'incrédulité. Les dégâts sont considérables : non seulement des maisons ont été fissurées ou détruites, mais aussi des infrastructures sociales essentielles.
«J'ai vu mes murs bouger comme sous l'effet d'un tremblement, » raconte un propriétaire d'une maisonnette familiale.
La scène est d'une gravité rare, avec des têtes d'érosion menaçant désormais d'autres secteurs voisins. Ce secteur en alerte permanente depuis plus de deux ans avait déjà fait l'objet d'études scientifiques signalant le danger imminent. Pourtant, l'absence d'actions concrètes pour protéger les habitants laisse place à une frustration croissante. « On nous avait dit que ça allait tomber, mais on ne nous a rien dit à faire, » déplore un père de famille déplacé qui a perdu sa case.
Les habitants affectés font part de leur détresse : « J'ai tout perdu en quelques secondes, » confie une ménagère, larmes aux yeux. « La terre a craqué sous nos pieds, c'est comme si le sol se retournait contre nous, » souffle son voisin.
Bien que la zone ait été identifiée comme à haut risque géologique, les efforts de mitigation restent insuffisants. Selon des experts consultés antérieurement, des mesures préventives (drainage de pentes, reboisement, relocalisation de foyers exposés) étaient recommandées, mais aucune action d'envergure n'a été entreprise à ce jour.
La Rédaction