
L’insécurité persistante dans le groupement Mwenye, zone de santé de Biena, en territoire de Lubero, continue de produire des effets graves sur la vie quotidienne. Plusieurs structures sanitaires ont suspendu leurs activités ce samedi 24 janvier 2026, laissant la population sans soins de base.
Cinq centres de santé ont déjà fermé leurs portes. Des postes de santé ne fonctionnent plus. Les patients n’arrivent plus à se faire soigner sur place et le personnel médical a quitté la zone par crainte pour sa sécurité. Cette situation intervient dans un contexte marqué par des attaques répétées attribuées aux rebelles ADF. En l’espace de dix jours, au moins 21 civils ont été tués, selon des sources locales. Ces violences ont provoqué des déplacements massifs des habitants vers des zones jugées plus sûres.
Le vendredi 23 janvier, les activités sanitaires et socioéconomiques sont restées à l’arrêt dans plusieurs villages de Mwenye, en chefferie de Baswagha. Les marchés ont tourné au ralenti et les services de base ont cessé de fonctionner. Des acteurs locaux alertent sur une crise humanitaire en gestation. Le manque de soins expose les malades, les femmes enceintes et les enfants à de graves risques sanitaires.
La société civile de Baswagha appelle les autorités à renforcer urgemment la sécurité dans la zone afin de permettre le retour du personnel soignant et la reprise des activités. En attendant, la population de Mwenye continue de vivre dans la peur, sans accès normal aux soins de santé.
Roger Musafira/Lubero