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Transport

Kinshasa : grève des chauffeurs de taxis-bus, la circulation partielle et hausse des tarifs sur plusieurs axes de la ville

By Rédaction : le 26 Jan 2026 | 11:52

Kinshasa : grève des chauffeurs de taxis-bus, la circulation partielle et hausse des tarifs sur plusieurs axes de la ville

Les taxis-bus et taxis-motos ont été visibles sur plusieurs tronçons de la ville de Kinshasa, ce lundi 26 janvier 2026, malgré la grève des chauffeurs baptisée « Kinshasa sans taxis-bus, taxis et taxis-motos ».

Toutefois, sur certains axes de la capitale, la rareté des moyens de transport a contraint de nombreux Kinois à se déplacer à pied.

« Je ne peux pas continuer à rester à l’arrêt en attendant un moyen de transport. Je préfère marcher, je finirai bien par arriver.

Je n’ai pas assez de moyens pour prendre une moto, car c’est vraiment coûteux », a témoigné Nathan Mwayi.

Dans plusieurs arrêts de bus, de longues files de personnes ont été observées, les usagers attendant désespérément un moyen de transport pour se rendre à leur lieu de travail.

Les chauffeurs à l’origine de cette grève dénoncent les tracasseries routières qu’ils attribuent à la Division urbaine des transports, ainsi que la multiplication des contrôles instaurés par le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba. Ces contrôles concernent notamment le permis de conduire, la vignette, le contrôle technique et l’assurance. Profitant de la situation, certains chauffeurs ayant décidé de poursuivre leurs activités ont revu à la hausse les tarifs de transport. Sur le tronçon UPN–Magasin, le prix du trajet en taxi-bus (ligne 207) est passé de 2 000 à 3 000 francs congolais, tandis que la course en taxi-moto est passée de 3 500 à 5 000 francs congolais.

Interrogé à Magasin, non loin de l’école Révérend Kim, un chauffeur de la ligne 207 a justifié sa décision de ne pas respecter le mot d’ordre de grève. 

«Je dois travailler pour nourrir ma famille. Je ne peux pas rester à la maison. Nous avons besoin d’argent », a-t-il déclaré, avant d’ajouter sur un ton agacé : « Tu veux travailler à ma place ou comment ? ».

Par ailleurs, sur plusieurs axes de la capitale, les contrôleurs de l’Hôtel de Ville de Kinshasa sont restés invisibles, malgré l’annonce de cette opération de contrôle.

Glody Tusangane/Kinshasa

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