
Devant plusieurs milliers des cadres et membres de sa formation politique, l’Action pour la démocratie et le développement au Congo ( ADD-Congo), Prince Epenge est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie de dérives graves du régime en place et appeler à un sursaut patriotique en faveur de l’unité nationale.
Dans son discours, le leader de l’ADD-Congo a exhorté les autorités congolaises à poser des actes forts en faveur de la décrispation politique, notamment par la libération de tous les prisonniers politiques et le retour sans condition des exilés politiques. Pour Prince Epenge, ces mesures constituent des préalables indispensables à la reconstruction de la cohésion nationale et à l’instauration d’un climat politique apaisé.
« Au nom de mon parti, l’ADD-Congo, je demande la libération de tous les prisonniers politiques », a-t-il déclaré, avant de fustiger ce qu’il considère comme une régression démocratique inquiétante.
S’attaquant frontalement au pouvoir en place, Prince Epenge n’a pas mâché ses mots à l’égard de l’UDPS-Tshisekedi, parti historiquement engagé dans la lutte pour la démocratie. Selon lui, cette formation politique se serait aujourd’hui éloignée de ses idéaux fondateurs.
« L’UDPS-Tshisekedi, qui a combattu pour la démocratie, s’égare davantage. Aujourd’hui, être opposant au Congo devient une calamité devant le régime en place », a-t-il regretté.
Dans une analyse plus introspective, Prince Epenge a également interpellé la conscience collective du peuple congolais, estimant que la passivité et la résignation contribuent à la perpétuation des injustices.
« Le Congolais est à la base de son malheur. Le jour où il réalisera qu’il n’est pas une bête, il prendra conscience de la réalité qu’il vit actuellement », a-t-il martelé, appelant à un réveil citoyen.
Glody Tusangane/Kinshasa