
Depuis Paris, Jean Nzadi et son collectif plaident pour une réforme institutionnelle majeure en République démocratique du Congo : ériger le Pouvoir coutumier en cinquième institution de la République.
Selon ce think tank de la diaspora, l’instabilité persistante du pays ne serait pas une fatalité, mais le résultat de l’exclusion progressive des autorités traditionnelles de la gouvernance nationale. Malgré les efforts de refondation engagés sous la conduite du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, un maillon essentiel manquerait encore à l’architecture de l’État : l’ancrage ancestral.
Relégués à un rôle symbolique, les chefs coutumiers pourtant gardiens des terres et régulateurs sociaux seraient absents des grands équilibres institutionnels. Cette déconnexion entre l’État moderne et les réalités locales alimenterait l’insécurité et les conflits fonciers, notamment en milieu rural.
Pour Jean Nzadi, consacrer le Pouvoir coutumier comme institution permettrait de stabiliser les territoires, renforcer la médiation communautaire et protéger l’environnement au plus près des populations. Une réforme de rupture qui entend réconcilier modernité politique et racines traditionnelles.
Joseph Mabanza