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Santé

Kasaï : Plus de 160 personnes sensibilisées contre le paludisme par le Corps des jeunes contre le paludisme (CJP) à Kamuesha

By Rédaction : le 10 Mar 2026 | 20:55

Kasaï : Plus de 160 personnes sensibilisées contre le paludisme par le Corps des jeunes contre le paludisme (CJP) à Kamuesha

Le corps des jeunes contre le paludisme (CJP) est une association sans but lucratif, a organisé du 06 au 07, des activités de dialogue communautaire, dans les aires de santé de Tshimuishi et de Kamuesha 2, dans la zone de santé rurale de Kamuesha, dans la province du Kasaï, au centre de la République démocratique du Congo.

Cette activité vise à lutter contre le paludisme dans la communauté, et s'inscrit dans le cadre du projet de la promotion de l’égalité du genre, mis en place par le CJP.

l’objectif majeur de ce dialogue est de permettre aux populations locales d'exprimer ouvertement leurs préoccupations et de proposer des pistes de solutions face aux nombreux défis qui affectent leur quotidien.

À Lunyanya, dans l’aire de santé de Tshimuishi, zone de santé de Kanzala, plus de 80 membres de la communauté ont pris part aussi à ce dialogue communautaire organisé par le CJP sous la coordination de Jean Kabala. 

Cette rencontre s’est déroulée en présence de plusieurs autorités locales, notamment l’Infirmier Titulaire, l’Animateur Communautaire, les chefs coutumiers ainsi que plusieurs notables de la région.

Au cours des échanges, les participants ont signalé plusieurs problèmes majeurs qui freinent le développement de leur milieu et compliquent la lutte contre le paludisme.

Parmi les préoccupations soulevées figure le manque d’un centre de santé moderne et bien équipé capable de répondre efficacement aux cas de paludisme,une maladie qui continue de toucher de nombreuses familles dans cette partie de la province.

Les participants ont également dénoncé l’insuffisance du personnel qualifié ainsi que le manque d’équipements médicaux essentiels dans les structures sanitaires existantes, ce qui rend difficile la prise en charge rapide et efficace des malades.

La question de l’insécurité liée à l’absence d’éclairage public a également été largement abordée. Les habitants expliquent que l’obscurité dans certaines zones expose particulièrement les femmes et les jeunes filles à divers risques lorsqu’elles doivent se déplacer la nuit vers les centres de santé pour la prise en charge en cas d’urgence.

L’accès difficile à l’eau potable constitue aussi un défi majeur pour la population de cette aire de santé. Les femmes sont souvent obligées de parcourir de longues distances pour s’approvisionner en eau, une situation qui les expose à des dangers, y compris les violences sexuelles. Les participants ont également évoqué l’insuffisance d’écoles modernes dans la zone, une réalité qui compromet sérieusement l’éducation des enfants et limite les perspectives d’avenir pour la jeunesse locale.

Le même exercice de dialogue communautaire s’est poursuivi au village Kamuesha, dans l’aire de santé Kamuesha 2, où 80 autres habitants ont pris part à une séance similaire organisée le samedi 7 mars 2026. Répartis en quatre groupes de discussion, les participants, composés de leaders communautaires, d’acteurs de la santé, de représentants locaux et de chefs de village, ont analysé ensemble les principaux défis qui freinent le développement de leur communauté.

Dans cette localité, l’accès aux soins de santé de qualité a été identifié comme l’un des problèmes les plus urgents. Les habitants ont indiqué que les infrastructures sanitaires sont souvent insuffisantes, mal équipées et parfois éloignées des villages, ce qui complique l’accès rapide aux soins en cas de maladie ou d’urgence médicale.

Le manque d’ambulances constitue également une préoccupation majeure pour la population. 

Selon plusieurs participants, cette situation entraîne parfois des décès évitables lorsque des malades graves ne peuvent pas être transportés rapidement vers des structures de santé capables de les prendre en charge.

La pénurie d’eau potable reste également une difficulté importante dans cette aire de santé. Les habitants expliquent que l’utilisation d’eau non traitée favorise la propagation de plusieurs maladies hydriques, mettant ainsi en danger la santé des familles.

La question de l’éducation a aussi été longuement évoquée lors des discussions. 

Les participants ont déploré l’absence d’écoles dans certaines zones du village, une situation qui prive de nombreux enfants de leur droit fondamental à l’éducation. Cette réalité inquiète particulièrement les parents qui craignent de voir leurs enfants grandir sans instruction de base.

S’exprimant à l’issue de ces dialogues communautaires, le Coordonnateur Provincial du Corps des Jeunes Contre le Paludisme, Jean Kabala Kalala, s’est dit satisfait de la participation active des communautés locales. Il a salué l’engagement des habitants qui ont accepté de s’impliquer dans l’identification des problèmes et dans la recherche de solutions pour améliorer leurs conditions de vie.

Il a également affirmé que les résultats de ces dialogues serviront de base pour un plaidoyer auprès des autorités politico-administratives ainsi que des partenaires techniques et financiers. Parmi les partenaires ciblés figurent notamment l’ALMA, le Fonds mondial, le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) ainsi que le gouvernement congolais.

Selon lui, l’objectif est d’attirer l’attention des décideurs sur les réalités vécues par les populations rurales afin que des actions concrètes soient engagées pour améliorer les infrastructures sanitaires, renforcer les services de santé, faciliter l’accès à l’eau potable et promouvoir l’éducation.

À travers ces activités, le Corps des Jeunes Contre le Paludisme démontre une fois de plus l’engagement de la jeunesse du Kasaï dans la mobilisation communautaire et la lutte contre les problèmes de santé publique. En encourageant le dialogue entre les communautés, les autorités locales et les partenaires, cette organisation contribue à renforcer la participation citoyenne et à promouvoir des solutions durables face aux défis sanitaires et sociaux.

Il convient de préciser que ces rencontres de Lunyanya et de Kamuesha illustrent ainsi l’importance du dialogue communautaire comme outil essentiel pour identifier les besoins réels des populations et orienter les interventions de développement tout en témoignent également la volonté des habitants de travailler main dans la main avec les autorités et les partenaires afin de construire une communauté meilleure sans le paludisme 

Scarpe MBUYAMBA Espérant/ELITE-NEWS.NET

 

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