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Enquête

Kasaï-Central : l’heure du doute face aux promesses du Gouverneur Joseph-Moïse Kambulu

By Rédaction : le 07 Apr 2026 | 16:33

Kasaï-Central : l’heure du doute face aux promesses du Gouverneur Joseph-Moïse Kambulu

Près d’un an après son élection à la tête du Kasaï-Central, Joseph-Moïse Kambulu Nkonko peine à convaincre une opinion publique de plus en plus sceptique. Entre engagements non tenus et absence de réalisations visibles, le climat de confiance s’effrite progressivement dans la province.

Élu le 29 avril 2024 avec 19 voix sur 34, le successeur de John Kabeya avait suscité un réel espoir. Porté par un discours axé sur la proximité et la redevabilité, celui que ses partisans surnomment « le Superviseur » s’était engagé à rendre compte de sa gestion tous les trois mois devant la population, notamment à la Place de l’Indépendance.

Mais près d’un an plus tard, ces rendez-vous publics n’ont jamais été honorés. Ce silence de l’exécutif provincial alimente un sentiment de rupture entre les autorités et les administrés, particulièrement dans la ville de Kananga, où les attentes restent fortes.

Sur le terrain, les critiques se concentrent sur l’absence d’infrastructures d’envergure. Aucun chantier majeur n’a, à ce jour, été inauguré sous l’actuelle administration. Dans une province confrontée à un enclavement structurel, cette inertie est perçue comme un frein majeur au développement. Pour de nombreux habitants, l’urgence est désormais à l’action concrète.

Plusieurs défis prioritaires cristallisent le mécontentement :

L’érosion urbaine : des ravins progressent dans plusieurs quartiers de Kananga, menaçant habitations et infrastructures, en l’absence de réponses structurelles.

L’accès à l’eau et à l’électricité : ces services de base demeurent largement insuffisants, compromettant les conditions de vie et les activités économiques.

Le réseau routier : la dégradation des routes, notamment de desserte agricole, isole les zones rurales et perturbe l’approvisionnement des marchés.

Le système de santé : dans plusieurs localités de l’intérieur, le manque d’infrastructures sanitaires expose les populations à une précarité accrue.

Face à cette situation, les appels à une gouvernance plus active se multiplient. Des acteurs de la société civile exhortent le gouverneur à intensifier sa présence sur le terrain et à apporter des réponses concrètes aux urgences sociales.

Pour Joseph-Moïse Kambulu Nkonko, l’enjeu est désormais clair : restaurer la confiance en traduisant ses engagements en actions visibles. À défaut, le fossé entre les promesses initiales et la réalité quotidienne pourrait durablement fragiliser son mandat.

À la Place de l’Indépendance, lieu symbolique des engagements annoncés, la population attend désormais moins des discours que des preuves tangibles.

Joseph Mabanza/Kananga 

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