Le climat reste tendu au sein de l’Université Officielle de Mweka, où les activités académiques demeurent suspendues. Dans ce contexte de crise institutionnelle, le CONAPES a décidé de renforcer sa représentation locale à travers la mise en place d’un nouveau comité de crise.
Actée par la décision collective n°008/2026, cette réorganisation interne émane de la présidence nationale du syndicat, qui entend ainsi structurer davantage la défense des intérêts du personnel scientifique. La nouvelle équipe entre en fonction avec effet immédiat, dans une période jugée critique pour la stabilité de l’établissement.
À la tête de ce comité, Paulin Mboshanga Minga est chargé de coordonner les actions du collectif. Sa mission principale consistera à porter les revendications des assistants et chefs de travaux auprès des autorités académiques et politico-administratives, tout en participant aux efforts de sortie de crise.
Selon des sources internes, cette initiative vise à consolider le dialogue institutionnel et à éviter une paralysie prolongée du fonctionnement universitaire. Le nouveau comité devra également assurer une meilleure circulation de l’information entre les membres du personnel scientifique et les instances décisionnelles.
La suspension des activités académiques, qui perdure, illustre les difficultés structurelles auxquelles fait face l’Université Officielle de Mweka. Les tensions portent notamment sur des questions de gouvernance, de conditions de travail et de reconnaissance statutaire du personnel scientifique.
Dans ce contexte, le rôle du CONAPES apparaît central pour canaliser les revendications et favoriser un cadre de négociation apaisé. L’installation de ce comité de crise est ainsi perçue comme une tentative de structuration et de rationalisation de la mobilisation syndicale.
Reste à savoir si cette nouvelle dynamique permettra de débloquer la situation et de conduire à une reprise effective des activités académiques dans cet établissement public, situé au cœur de la province du Kasaï.
Samy Yombo/Mweka
