L’Alliance des forces démocratiques du Congo (AFDC) a exprimé une vive inquiétude face à ce qu’elle qualifie de tentatives de déstabilisation interne, mettant en cause certains partenaires de la majorité présidentielle. Dans une déclaration officielle, le parti dénonce des prises de parole publiques jugées « diffamatoires » visant sa structure et son président national, Modeste Bahati Lukwebo.
Signée par son secrétaire général, Guy Richard Malongo, la déclaration pointe du doigt un groupe d’individus présentés comme d’anciens membres du parti, désormais exclus, mais qui continuent à s’exprimer en son nom. L’AFDC cite notamment Otto Bahizi, accusé de tenir des propos « non avérés » portant atteinte à l’image de la formation politique.
Selon le document, ces individus « sont dépourvus de toute qualité » pour engager le parti, leur exclusion ayant été actée de manière définitive. La direction de l’AFDC déplore par ailleurs l’absence de réactions des autorités compétentes face à ces sorties médiatiques, qu’elle considère comme préjudiciables à la cohésion politique.
Au-delà de ces dénonciations, le parti hausse le ton à l’égard de ses alliés au sein de l’Union sacrée de la nation. Il met en garde contre tout soutien, explicite ou implicite, à ces dissidents, estimant que de telles attitudes risquent de « fragiliser l’unité et la solidarité » au sein de la plateforme présidentielle, particulièrement dans un contexte politique jugé sensible.
« L’AFDC met en garde tous ses partenaires de l’Union sacrée qui ne jouent pas franc jeu », souligne la déclaration, appelant à un respect strict des engagements politiques et à la préservation de la cohésion interne de la majorité.
Cette sortie médiatique intervient dans un climat marqué par des tensions récurrentes au sein de certaines formations politiques congolaises, où les querelles internes et les accusations croisées alimentent régulièrement le débat public. Elle met également en lumière les défis de discipline partisane et de gestion des dissidences dans les regroupements politiques de grande envergure.
À ce stade, aucune réaction officielle des personnes mises en cause ni des partenaires de l’Union sacrée n’a été rendue publique.
La Rédaction