Une crise interne secoue le regroupement politique Actions Audibles pour la Bonne Gouvernance (AABG), structure issue de la mouvance de l’Union pour la démocratie et le progrès social et affiliée à la plateforme de l’Union sacrée de la nation.
Au cœur du différend : la gestion du quota gouvernemental et de la représentation du regroupement au sein des instances dirigeantes de la majorité présidentielle.
Dans une correspondance adressée au chef de l’État, Félix Tshisekedi, en sa qualité de Haute Autorité de Référence de l’Union sacrée, le président national de l’AABG réclame la restitution des postes qu’il estime revenir légitimement à son regroupement. Il cite notamment le portefeuille ministériel actuellement occupé par Guylain Nyembo Mbwizya ainsi que le siège attribué au Présidium de la plateforme présidentielle.
Le responsable de l’AABG accuse le ministre du Plan de « confiscation » des acquis politiques du regroupement, alléguant une gestion orientée vers des intérêts personnels. Selon lui, certaines nominations auraient bénéficié à des membres de l’entourage familial, religieux et relationnel du ministre, au détriment des cadres du regroupement. Des accusations qui, si elles étaient avérées, traduiraient une rupture des équilibres internes au sein de cette composante de la majorité.
Au-delà de la question des postes, le président de l’AABG évoque une marginalisation progressive de son organisation, qu’il estime désormais « politiquement inexistante ». Une situation qu’il juge préjudiciable pour la majorité présidentielle, dans un contexte national marqué par d’importants défis politiques et socio-économiques nécessitant, selon lui, une mobilisation cohérente des forces politiques soutenant l’action du chef de l’État.
Autre point de discorde : la légitimité à diriger le regroupement. Le président national accuse Guylain Nyembo Mbwizya d’avoir tenté de prendre le contrôle de l’AABG à travers la production de documents constitutifs contestés. Il affirme que ces démarches ont été invalidées par les instances judiciaires et administratives saisies, sans toutefois préciser les décisions rendues ni leur portée.
Dans ce climat de défiance, le président de l’AABG appelle le chef de l’État à arbitrer en faveur du respect des textes internes et des équilibres politiques. Il demande notamment que, lors d’un éventuel remaniement gouvernemental, seule la liste des candidats établie par la direction reconnue du regroupement soit prise en compte. Il sollicite également le remplacement du ministre du Plan, invoquant un manquement présumé à l’obligation de loyauté envers la Haute Autorité de Référence et une violation des règles internes de partage des responsabilités.
À ce stade, aucune réaction officielle du ministre mis en cause ni de la Présidence de la République n’a été rendue publique. Cette crise met en lumière les tensions persistantes au sein des regroupements politiques de la majorité, où les enjeux de représentation et de partage du pouvoir continuent de susciter des rivalités internes.
Scarpe MBUYAMBA Espérant/ELITE-NEWS.NET