Les trêves fragiles en vigueur en Iran et au Liban sont sous tension après une série de frappes survenues dans la nuit de mardi à mercredi 27 mai 2026.
Au Liban, des frappes israéliennes ont fait 31 morts, selon les autorités locales. Les bombardements ont touché plusieurs localités du sud du pays, dont le village de Burj al-Shemali, où des habitants inspectaient mercredi les débris d’habitations détruites.
Parallèlement, l’Iran a accusé les États-Unis d’avoir violé le cessez-le-feu. Téhéran dénonce des frappes américaines menées durant la nuit dans le sud du pays. L’armée américaine n’avait pas réagi publiquement à ces accusations à l’heure de la publication.
Échanges de tirs transfrontaliers
L’escalade s’est étendue à la frontière israélo-libanaise. L’armée israélienne a indiqué qu’un projectile tiré depuis le Liban s’était abattu dans une zone inhabitée en Israël. Aucun blessé n’a été signalé, selon l’état-major israélien.
Ces incidents interviennent alors que des négociations étaient en cours pour consolider un arrêt durable des hostilités au Moyen-Orient. Les nouvelles frappes portent un coup aux efforts diplomatiques engagés ces dernières semaines.
Pékin appelle au compromis
La Chine a réitéré son appel au respect du cessez-le-feu. Le ministre des Affaires étrangères Wang Yi a déclaré mardi que Pékin espérait que Washington et Téhéran recherchent un compromis pour ramener rapidement la paix dans la région.
« Nous espérons que les parties concernées resteront déterminées à rechercher un cessez-le-feu et continueront à chercher un terrain d’entente mutuelle », a-t-il affirmé, cité mercredi par l’agence Chine Nouvelle depuis les Nations Unies.
Wang Yi a précisé que la Chine communiquait avec les principales parties impliquées et soutenait la médiation menée par le Pakistan et d’autres pays. Il a également renouvelé l’appel de Pékin à garantir la sécurité des voies de navigation et des infrastructures énergétiques dans la région.
Une situation volatile
La reprise des violences illustre la fragilité des accords conclus récemment. Les capitales occidentales et régionales suivaient de près l’évolution de la situation mercredi matin, craignant un engrenage difficile à enrayer.
jusque là, aucune réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU n’avait été annoncée dans l’immédiat.
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