Le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) en République démocratique du Congo a présenté, jeudi 25 juin 2026, les résultats des consultations nationales menées dans la province du Kasaï, avant de remettre officiellement le rapport issu de cet exercice aux autorités provinciales.

La cérémonie s’est déroulée dans la salle polyvalente de la Rose, située dans la commune de Kanzala, à Tshikapa, en présence des représentants des institutions provinciales, des acteurs de la société civile et de plusieurs parties prenantes impliquées dans la promotion et la protection des droits humains.

Fruit d’un processus de consultation auprès des communautés locales, des victimes, des leaders communautaires et d’autres acteurs concernés, ce rapport constitue un outil de documentation et d’analyse sur les réalités vécues par les populations affectées par les violences et les violations des droits humains dans la province du Kasaï.

Selon le BCNUDH, cette démarche vise notamment à contribuer à l’établissement de la vérité, à soutenir les mécanismes de justice et de réparation en faveur des victimes, mais également à formuler des propositions en vue des réformes institutionnelles et du renforcement du devoir de mémoire.

Au-delà de la collecte des témoignages, le rapport ambitionne d’accompagner les efforts de réconciliation, de cohésion sociale et de consolidation de la culture des droits humains en province du Kasaï et dans l’ensemble de la République démocratique du Congo.

Les recommandations formulées dans ce document sont appelées à servir de référence aux autorités publiques, aux partenaires techniques et financiers ainsi qu’aux organisations de la société civile engagées dans la défense des droits des victimes et dans la mise en œuvre des mécanismes de justice transitionnelle.

Les participants à cette activité ont salué une initiative considérée comme une étape importante dans la recherche de réponses durables aux conséquences des conflits et des violences ayant marqué plusieurs communautés du Kasaï.

Ils ont toutefois insisté sur la nécessité de voir les conclusions issues de ces consultations traduites en actions concrètes à travers les politiques publiques, afin de favoriser la paix, la justice, la réparation des préjudices et une meilleure prise en compte des attentes des victimes.

Avec la remise de ce rapport, le BCNUDH entend ainsi contribuer à un processus de reconstruction fondé sur la reconnaissance des souffrances passées, la responsabilité institutionnelle et la promotion d’une paix durable au sein des communautés concernées.

Par Espérant Mbuyamba|Tshikapa