La politique environnementale menée par le gouvernement congolais s’inscrit pleinement dans la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui fait de la protection de l’environnement un axe structurant de la stratégie nationale de développement. C’est ce qu’a affirmé, mardi à Kinshasa, la ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle économie du climat, Marie Nyange Ndambo, lors d’un briefing de presse consacré aux avancées enregistrées, aux réformes en cours et aux perspectives du secteur.
Selon la ministre, la vision présidentielle accorde une place centrale à la préservation de l’environnement en raison du rôle stratégique de la République démocratique du Congo comme grand pays forestier, mais également de la nécessité d’articuler cette ambition écologique avec la lutte contre la pauvreté dans les milieux ruraux. Elle a soutenu que la sauvegarde des ressources naturelles ne saurait être dissociée de l’amélioration des conditions de vie des populations, particulièrement dans les zones où les équilibres écologiques et les fragilités socioéconomiques se croisent avec le plus d’acuité.
Dans cette même perspective, Marie Nyange a plaidé pour la création de l’Office congolais de l’eau, présenté comme un instrument appelé à renforcer la gouvernance nationale des ressources hydriques. Faisant valoir que la RDC concentre plus de la moitié des réserves d’eau douce du continent africain, elle a estimé que cette abondance naturelle doit désormais être pensée comme un véritable levier de développement, de souveraineté et de rayonnement stratégique. À l’en croire, cet office devra non seulement assurer la préservation de l’eau, mais aussi consolider le leadership du pays dans ce domaine et générer, à terme, des ressources financières au bénéfice de la nation.
À travers cette double articulation entre protection des écosystèmes et valorisation économique des ressources naturelles, le gouvernement entend ainsi promouvoir une approche plus intégrée de la question environnementale, où la forêt, l’eau et le climat cessent d’être de simples enjeux de conservation pour devenir également des ressorts de transformation structurelle, de justice sociale et de puissance publique.
Par Scarpe MBUYAMBA Espérant/ELITE-NEWS.NET
