Le projet de loi portant organisation et fonctionnement du marché du carbone en République démocratique du Congo a été déclaré recevable à l’Assemblée nationale.

Le texte a été présenté lors de la plénière du vendredi 24 juillet par la ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du Climat, professeure Marie Nyange Ndambo.

Ce projet de loi prévoit notamment la mise en place de plusieurs mécanismes de mesurage, de notification et de vérification destinés à garantir la traçabilité des crédits carbone et à prévenir le double comptage. Le texte fait notamment référence à la norme ART TREES (Architecture for REDD+ Transactions), présentée comme un mécanisme devant contribuer à renforcer la transparence et la crédibilité des crédits carbone générés en RDC.

Le projet prévoit également l’instauration d’un mécanisme de prix plus équitable pour les crédits carbone. Il propose notamment un prix plancher d’au moins 20 USD par tonne, contre environ 5 USD auparavant. Cette orientation s’inscrit dans le cadre des dispositions de l’Article 6 de l’Accord de Paris sur le climat, avec l’ambition pour la RDC de se rapprocher progressivement des standards internationaux, notamment européens.

Devant les députés nationaux, la ministre Marie Nyange Ndambo a insisté sur l’urgence pour la RDC de mieux valoriser son potentiel environnemental.

« Le marché du carbone est une fenêtre d’opportunité limitée dans le temps. La RDC doit agir sans délai pour transformer son potentiel naturel en richesse nationale pour notre population », a-t-elle déclaré. La République démocratique du Congo dispose d'importantes ressources forestières, notamment le bassin du Congo, considéré comme l'un des principaux puits de carbone au monde. 

L’adoption de ce texte devrait permettre à la RDC de mieux encadrer son marché du carbone, de renforcer la transparence dans les transactions et d’assurer une meilleure valorisation des crédits carbone au bénéfice du pays et des communautés concernées.

Par Scarpe MBUYAMBA Espérant