La riposte contre l'épidémie de la maladie à virus Ebola a dominé les travaux de la séance plénière de l'Assemblée nationale, tenue le mercredi 15 juillet, sous la présidence de l'Honorable Aimé Boji Sangara. Au cours de cette session, les députés nationaux ont entendu le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba, venu présenter l'état des lieux de l'épidémie avant l'examen de plusieurs dossiers législatifs majeurs.

Le président de la Chambre basse était entouré du Premier vice-président Isaac Jean-Claude Tshilumbayi Musau, du rapporteur Jacques Djoli Eseng'Ekeli, de la questeure Chimène Polipoli Lunda et de la questeure adjointe Grâce Neema Paininye.

Dans son intervention, le ministre Samuel Roger Kamba a dressé un tableau de la situation épidémiologique en soulignant les défis auxquels fait face la riposte, notamment les difficultés de mobilité des équipes sur le terrain et la faible connaissance de la maladie dans certaines communautés, où les symptômes d'Ebola sont encore confondus avec ceux d'autres pathologies. Il a indiqué que l'épidémie totalise 2 011 cas, avec la province de l'Ituri comme principal foyer de contamination.

Le ministre a, en revanche, rassuré les élus et l'opinion publique en affirmant qu'aucun cas positif d'Ebola n'a été confirmé à Kinshasa, malgré les rumeurs ayant circulé ces derniers jours. Son exposé a donné lieu à un débat nourri, au cours duquel les députés ont sollicité des précisions sur les moyens engagés, les difficultés de la riposte et les stratégies de prévention destinées à protéger les populations.

Au-delà du dossier sanitaire, la plénière a examiné le projet de loi autorisant la prorogation de l'état de siège dans les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri. Défendu par le ministre d'État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko, le texte vise à maintenir cette mesure exceptionnelle en raison de la persistance de l'insécurité dans ces deux provinces de l'Est du pays. À l'issue du débat général, les députés nationaux ont déclaré le projet de loi recevable, ouvrant ainsi la voie à la poursuite de son examen conformément à la procédure législative.

Les élus ont également adopté, sans débat, le rapport de la Commission mixte paritaire Assemblée nationale-Sénat sur la proposition de loi portant principes fondamentaux relatifs à la pêche et à l'aquaculture.

Après l'harmonisation des divergences entre les deux chambres, conformément à l'article 135 de la Constitution, le rapport a été approuvé par 375 voix pour, 3 contre et aucune abstention. Cette adoption marque une étape déterminante vers l'entrée en vigueur d'un cadre juridique harmonisé destiné à promouvoir le développement durable des secteurs de la pêche et de l'aquaculture en République démocratique du Congo.

Par Déogratias Makwala Mulefu