La Société nationale d'électricité (SNEL) a annoncé une réduction de sa capacité de production à la suite d'une baisse exceptionnelle du niveau d'eau observée dans les bassins de retenue des centrales hydroélectriques d'Inga et de Zongo. Cette situation d'étiage, jugée inhabituelle, affecte directement le fonctionnement de plusieurs groupes de production et pourrait avoir des répercussions sur la desserte en électricité à travers le pays.
Selon les informations communiquées par l'entreprise publique, le faible niveau des eaux a contraint les équipes techniques à mettre temporairement à l'arrêt certaines machines afin de préserver les installations et de garantir leur exploitation dans des conditions de sécurité optimales. En conséquence, la production nationale d'électricité est actuellement assurée à un niveau réduit.
La SNEL souligne que cette situation résulte principalement des conditions hydrologiques défavorables observées ces derniers jours. Toutefois, elle attire également l'attention sur les comportements humains qui accentuent la dégradation des cours d'eau. L'entreprise dénonce notamment l'utilisation des rivières et du fleuve comme dépotoirs, une pratique qui contribue à la pollution des ressources en eau et complique davantage la gestion des infrastructures hydroélectriques.
Malgré ces contraintes, la société assure la continuité du service public de l'électricité en mobilisant ses équipes techniques pour optimiser la production disponible et limiter les perturbations pour les abonnés. La SNEL indique que l'évolution de la situation dépendra essentiellement de la remontée du niveau des eaux dans les bassins des centrales d'Inga et de Zongo au cours des prochains jours. Elle invite par ailleurs les consommateurs à adopter des gestes de consommation responsable afin de réduire la pression sur le réseau électrique durant cette période.
Cette alerte met en évidence la vulnérabilité de la production hydroélectrique congolaise face aux aléas climatiques et rappelle l'importance de la préservation des ressources en eau, essentielles à la sécurité énergétique du pays.
Par Scarpe MBUYAMBA Espérant
