La création d'un mouvement politico-militaire dénommé Front pour la refondation de la nation (FRN) placé, selon ses détracteurs, sous la direction directe de l'ancien chef de l'État Joseph Kabila provoque de nouvelles réactions au sein de la majorité. La cellule de l'UDPS Limete résidentiel, par la voix de son président, Me Patrick Mbuyi Ngandu Malick, s'est adressée au président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qu'elle qualifie de « Garant de la Nation ».
Un soutien « indéfectible » assorti de trois propositions
Le responsable cellulaire dit témoigner au chef de l'État un soutien sans réserve. Il lui soumet trois options, qu'il estime à prendre « en toute urgence » :
restructurer en profondeur l'Union sacrée de la Nation ;
à défaut, dissoudre purement et simplement cette plateforme ;
revoir, dans un bref délai, la composition du Haut Commandement militaire.
Ces demandes traduisent une inquiétude au sein de la base du parti présidentiel quant à la cohésion de la coalition au pouvoir et à l'efficacité de la chaîne de commandement, dans un contexte sécuritaire tendu.
Des accusations très vives contre Joseph Kabila
Me Mbuyi Ngandu a également adressé une mise en garde à l'ancien président, qu'il présente désormais comme un « rebelle » et l'« ennemi numéro un de la République ». Il l'accuse d'avoir choisi, « à la face du monde », de s'attaquer aux Congolais, en complicité avec le Rwanda. Ces accusations n'engagent que leur auteur, et n'ont pas été vérifiées à ce stade. Elles n'ont pas non plus suscité de réaction publique de l'intéressé.
Un appel à l'unité nationale
Le président de la cellule appelle enfin l'ensemble des Congolais à faire bloc derrière le chef de l'État, afin de « sauver la République et ses institutions démocratiquement installées ».
Cette sortie illustre la pression que la nouvelle donne politique exerce sur l'Union sacrée, dont l'avenir et la réorganisation restent au cœur du débat public.
Théodore Lumu Avocat du peuple
