
L’organisation indépendante de vérification des faits, Eleza Fact, annonce la tenue du premier Sommet sur la lutte contre la désinformation en République démocratique du Congo. Cet événement, placé sous le thème « Face aux crises, la vérité factuelle pour bouclier », se tiendra à Kinshasa les 6 et 7 avril 2026.
Dans un contexte marqué par des conflits dans l’Est du pays et des défis sanitaires récurrents, cette structure pense que la désinformation agit comme un « multiplicateur de menaces », exacerbant les tensions, entravant l’aide humanitaire et sapant la confiance dans les institutions.
Ce sommet vise à construire une réponse collective et robuste pour protéger l’espace informationnel congolais, en réunissant 300 participants. Face à ce péril numérique, Eleza Fact entend jouer un rôle de premier plan.
En période de crise, la désinformation coûte des vies, Elle peut empêcher les populations de fuir les zones de combat, discréditer les travailleurs humanitaires ou dissuader la vaccination, notamment dans le cas de la RDC qui est régulièrement touchée par des épidémies. En tant qu’acteur indépendant et impartial, notre rôle est de sonner l’alarme et de fédérer les énergies,Ce sommet va permettre de réunir des institutions publiques, des médias, des plateformes numériques, des organisations de la société civile et des experts techniques pour construire des mécanismes solides de prévention et de réponse afin de lutter contre les fausses informations avec une approche communautaire », a déclaré Esdras Tsongo, Directeur exécutif d’Eleza Fact.
Ce premier sommet sur la désinformation en République démocratique du Congo va aborder des sujets tels que :
La présentation de données inédites sur l’écosystème de la désinformation en RDC, ses acteurs et ses impacts concrets sur les crises sécuritaires et sanitaires.
La formation des journalistes, influenceurs et relais d’opinion aux techniques avancées de fact-checking et à l’usage responsable de l’intelligence artificielle.
La co-création de campagnes de sensibilisation et d’outils pédagogiques pour renforcer l’éducation aux médias et l’esprit critique de la population face au flux informationnel, avec une participation active des jeunes.
Merveille Kalanga/Kinshasa