
Avec une population dépassant aujourd’hui les 4 millions d’habitants, la province du Kongo Central fait face à une situation sanitaire préoccupante.
À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le VIH/Sida, célébrée chaque 1er décembre, le Programme National Multisectoriel de Lutte contre le Sida (PNMLS) a livré des chiffres alarmants : plus de 13.000 personnes vivent actuellement avec le VIH dans cette province stratégique du pays.
Parmi elles, seules 10.000 bénéficient d’un traitement antirétroviral, laissant près de 3.000 personnes sans prise en charge médicale adéquate. Un déficit qui expose ces patients à des complications potentiellement mortelles et accroît le risque de transmission communautaire.
Le PNMLS insiste sur la nécessité d’intensifier la sensibilisation, de renforcer le dépistage volontaire, de garantir un accès universel aux soins et de combattre la stigmatisation — autant d’obstacles qui freinent encore une réponse efficace à la pandémie du VIH.
Dans une province frontalière et fortement marquée par la mobilité humaine, les mouvements migratoires et les échanges transfrontaliers rendent la propagation du virus encore plus difficile à maîtriser en l’absence de stratégies ciblées et coordonnées.
Face à cette réalité, les autorités sanitaires ainsi que les partenaires techniques et financiers sont appelés à redoubler d’efforts pour atteindre les objectifs 95-95-95 de l’ONUSIDA :
–95 % des personnes vivant avec le VIH doivent connaître leur statut ;
–95 % de celles-ci doivent être sous traitement ;
–95 % doivent présenter une charge virale supprimée.
Cet appel pressant vise à accélérer la prise en charge et à protéger des milliers de vies dans cette province clé de la République démocratique du Congo.
Découvert depuis plus de trois décennies, le virus du Sida demeure l’une des principales causes de mortalité en Afrique.
Charles Mbuta/Matadi