
Les forces de sécurité congolaises ont procédé, dans la nuit de samedi à dimanche 18 janvier, à l’arrestation d’Aubin Minaku, vice-président du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), ancien parti au pouvoir sous Joseph Kabila. L’opération s’est déroulée à son domicile privé à Kinshasa, selon son entourage politique et des témoins.
D’après ces sources, Aubin Minaku, ancien président de l’Assemblée nationale et proche allié de Joseph Kabila, a été emmené vers une destination non précisée peu après minuit. L’intervention, menée par des éléments des forces de sécurité, se serait déroulée sans violence apparente, la résidence ayant toutefois été bouclée. À ce stade, les autorités n’ont pas communiqué officiellement sur les motifs de cette arrestation.
Cette interpellation s’inscrit dans un contexte de tensions accrues autour des figures liées à l’ancien régime. Il y a quelques semaines, Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent du PPRD et candidat à la présidentielle de 2018, avait également été arrêté et demeure détenu dans un lieu tenu secret, selon son parti.
En réaction, Ferdinand Kamberé, haut cadre du PPRD, a dénoncé ce qu’il qualifie d’« enlèvement », évoquant une « stratégie de la terreur et des otages ». Il a appelé à la libération immédiate et sans conditions d’Aubin Minaku, d’Emmanuel Ramazani Shadary et d’autres cadres du parti, affirmant qu’ils seraient détenus pour leurs opinions politiques.
Ces développements interviennent dans un climat judiciaire tendu, marqué notamment par la condamnation par contumace de l’ancien président Joseph Kabila par la justice militaire. Kinshasa l’accuse d’un rôle présumé dans le soutien à la rébellion AFC/M23, une condamnation vivement contestée par ses partisans, qui dénoncent une instrumentalisation politique de la justice
Glody Tusangana/ELITE-NEWS.NET