L’Assemblée provinciale de Kinshasa (APK) a franchi une étape importante dans la régulation du transport urbain en adoptant, vendredi, un édit encadrant l’exploitation des taxis-motos, communément appelés « wewa », dans la capitale congolaise.
Portée par le député provincial Nicolas Wemakoy, la proposition a été examinée article par article lors d’une séance de continuation, avant d’être adoptée à l’unanimité des élus, sans opposition ni abstention. Ce consensus traduit, selon plusieurs observateurs, une volonté politique affirmée de mieux structurer un secteur devenu incontournable dans la mobilité quotidienne des Kinois.
Un secteur vital mais à risques
Dans une ville comme Kinshasa, où les défis liés au transport public persistent, les taxis-motos jouent un rôle essentiel en facilitant les déplacements, notamment dans les zones difficilement accessibles. Toutefois, leur prolifération s’accompagne de préoccupations croissantes en matière de sécurité routière, avec une fréquence élevée d’accidents impliquant conducteurs et passagers.
Le nouvel édit vise ainsi à concilier accessibilité et sécurité, en introduisant un cadre réglementaire plus strict pour les opérateurs du secteur.
Des restrictions pour protéger les usagers vulnérables
Parmi les principales dispositions adoptées figurent des interdictions ciblant certaines catégories jugées particulièrement vulnérables. Il est désormais interdit aux conducteurs de transporter :
des enfants de moins de 12 ans ;
des femmes enceintes au dernier trimestre ;
des personnes en état d’ivresse ;
des personnes âgées non accompagnées.
Ces mesures visent à réduire les risques d’accidents graves et à responsabiliser davantage les conducteurs de taxis-motos.
Sanctions et mise en application progressive
L’édit prévoit également un régime de sanctions en cas de non-respect des nouvelles règles. Les contrevenants s’exposent notamment à des amendes ainsi qu’à la mise en fourrière de leurs engins.
Avant l’entrée en vigueur effective du texte, les autorités provinciales annoncent une phase de sensibilisation destinée aux conducteurs, afin de favoriser une appropriation progressive des nouvelles dispositions.
Prochaine étape : la promulgation
Pour devenir exécutoire, l’édit doit encore être promulgué par le gouverneur de la ville de Kinshasa. Cette étape marque le début officiel de sa mise en œuvre.
En encadrant davantage le secteur des taxis-motos, les autorités provinciales ambitionnent de renforcer la sécurité des usagers tout en maintenant l’apport essentiel de ce mode de transport dans l’écosystème urbain de la capitale congolaise.
Scarpe MBUYAMBA Espérant/ELITE-NEWS.NET